L’écran se déroule lentement au-dessus du tribunal. Quelques minutes plus tôt, la présidente du tribunal correctionnel chargé, entre autres, de juger les époux Fillon pour «détournement de fonds publics» et «abus de biens sociaux» a invité l’ancien premier ministre français à prendre la parole pour une déclaration «liminaire». Place, maintenant, à l’interrogatoire de son épouse qui, elle, n’a pas tenu à s’exprimer au préalable.

«Mon mari a toujours choisi les montants selon les règles de l’Assemblée nationale»

Penelope Fillon avait, jusque-là, juste ouvert la bouche pour décliner, lundi, son identité et confirmer son nom de jeune fille: Penelope Clarke. La projection des premiers documents permet d’entrer dans le vif du sujet. Voici, sur l’écran, l’un des fameux contrats de travail présumés fictifs, signé jadis par cette épouse embauchée par son époux, dès sa première élection à l’Assemblée nationale en 1981, pour «l’épauler dans sa circonscription, répondre au courrier, préparer des revues de presse très locales et des fiches avant ses visites dans les mairies».