C’est l’image dont Marine Le Pen ne veut plus. Brandie par une activiste lors de la conférence de presse «internationale» tenue mercredi par la candidate du Rassemblement national, la photographie la montrant en train de serrer la main de Vladimir Poutine a tout simplement été bannie de toutes les publications de campagne. Exit, donc, ce cliché pourtant supposé, avant la guerre en Ukraine, incarner la crédibilité de l’héritière du clan Le Pen. L’important, à dix jours du second tour, le 24 avril, est de se montrer devant l’opinion publique française sous l’angle le plus présidentiable.