La plateforme nationaliste, anti-islamiste et anti-entrée de la Turquie dans l’Union européenne a payé pour le leader populiste néerlandais Geert Wilders. Jeudi soir, les sondages réalisés à la sortie des urnes donnaient à son Parti pour la liberté (PVV) quatre sièges, contre aucun en 2004. Cette percée électorale est la plus significative du scrutin où le taux de participation a atteint 40%, soit un peu plus qu’il y a quatre ans. Le PVV ne devient toutefois pas, comme le prédisaient certains sondages, le premier parti du pays. Il reste devancé par les chrétiens-démocrates et les travaillistes, tous deux associés dans la coalition au pouvoir, mais tous deux en net recul.

Les résultats de ces européennes, que le gouvernement néerlandais ne commentera pas avant dimanche, confirment surtout la division électorale de plus en plus nette des Pays-Bas. L’autre parti crédité de la meilleure progression est en effet le D66, formation pro-européenne de centre gauche très bien implantée dans les grandes villes. Elle passerait de un à trois sièges au Parlement de Strasbourg, tandis que les Verts restent stables avec deux sièges.

Comme prévu, le Parti travailliste est celui qui paie le plus les pots cassés. Emmenée par le député européen sortant Thijs Berman, très actif à l’Europarlement mais peu connu sur le plan national, sa liste reculerait de sept à quatre sièges.