Début avril 2020, la nouvelle de l’existence de fosses clandestines à Iquitos (nord), principale ville de l’Amazonie péruvienne, laissait éclater l’horreur de la tragédie sanitaire. Selon Associated Press, les autorités locales avaient approuvé l’enterrement massif de morts du Covid-19 dans un terrain vague, alors que les familles pensaient que les corps avaient été inhumés dans le cimetière local. Les faits remontent à presque un an, mais l’histoire, symbole d’un pays dont les services hospitaliers et funéraires sont arrivés à saturation, résonne aujourd’hui avec force, alors que le mois d’avril aura été le plus meurtrier depuis le début de l’épidémie.