Le Pérou va amnistier quelque 3000 détenus vulnérables à la pandémie due au coronavirus qui se trouvent dans les 68 établissements pénitentiaires du pays, a annoncé mercredi le ministre de la justice. Le gouvernement doit émettre jeudi un décret officialisant cette mesure.

Parmi les détenus qui vont bénéficier de l'amnistie figurent les femmes enceintes, les détenues ayant des enfants de moins de trois ans, les détenus condamnés à des peines d'une durée inférieure à quatre ans, les personnes âgées de plus de 70 ans et qui n'ont pas commis de délits graves. Sont également inclus dans l'amnistie les détenus auxquels il ne reste que six mois à purger et ceux qui présentent des pathologies reconnues comme augmentant le risque de développer la maladie. La liste des détenus libérables sera établie par une commission des amnisties présidentielles.

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Une mutinerie déclenchée par la peur du virus 

Selon les autorités, la pandémie de Covid-19 a fait au moins sept morts et plus de 40 cas de contamination dans les prisons péruviennes, qui sont surpeuplées. Vingt-six surveillants ont eux aussi été contaminés. Vendredi dernier, deux détenus sont morts au cours d'une mutinerie déclenchée par la peur du virus dans une prison du nord du Pérou, après le décès d'un autre prisonnier dû à la maladie.

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A la date de mercredi, le Pérou comptait 19 250 cas de contamination et 530 décès depuis que le virus a été pour la première fois détecté dans le pays le 6 mars.