Le Comité national pour le salut du Peuple (CNSP), qui a pris le pouvoir le 18 août au Mali avant de s'engager dans une transition censée ramener les civils au pouvoir, a annoncé mercredi la libération des 12 personnalités civiles et militaires arrêtées lors de leur coup d'Etat, lors duquel le président Ibrahim Boubacar Keïta a été renversé.

«Toutefois, les intéressés restent à la disposition de la justice pour toutes fins utiles» ajoute le texte.

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«Il s'agit de l'ancien premier ministre, Boubou Cissé, de l'ancien président de l'Assemblée nationale, Moussa Timbiné, des généraux Ibrahima Dahirou Dembélé, M'bemba Moussa Keïta, Oumar Dao, Ouahoun Koné, Boukary Kodio, Abdramane Baby, Abdoulaye Coulibaly, Moustapha Drabo et du colonel-major Faguimba Kansaye» selon ce communiqué publié sur les comptes Facebook et Twitter du CNSP.

Des mesures saluées par la Cédéao, des sanctions levées

Notant les «avancées notables vers la normalisation constitutionnelle» depuis la mise en place d'organes chargé de mener la transition vers un pouvoir civile, la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest avait levé mardi les sanctions imposées au Mali au lendemain du coup d'Etat.

Les dirigeants ouest-africains avaient salué la nomination d'un président de transition, Bah Ndaw, un colonel à la retraite, et celle d'un ancien ministre des Affaires étrangères, Moctar Ouane, comme premier ministre.

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Ils s'étaient également félicité du renoncement par les militaires à une prérogative majeure initialement dévolue au chef de la junte: investi vice-président transitoire, le colonel Goïta ne pourra pas remplacer le président de la transition en cas d'empêchement de ce dernier, selon la charte élaborée par les militaires.

Dans l'attente de la «dissolution» du Conseil national pour le Salut du peuple

Mais la Cédéao avait aussi souligné que la levée des sanctions, au premier rang desquelles un embargo commercial et financier, devait être considéré comme un encouragement à aller plus loin. L'organisation régionale, médiatrice dans la crise malienne, avait insisté sur la nécessité de «libérer les officiels militaires et civils arrêtés» lors du coup d'Etat du 18 août.

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Pour satisfaire les dirigeants des pays voisins, les militaires maliens doivent encore prendre une mesure de taille: la «dissolution» du Conseil national pour le Salut du peuple lui-même.