La fin du libéralisme?

Les petits pêcheurs contre les grands prédateurs

Les océans sont les premières victimes de la surexploitation des ressources. Comme le Breton Gwen Pennarun, les petits pêcheurs subissent l’appétit glouton de la pêche industrielle opérée par les navires-usines. Reportage au large de Sainte-Marine

Le 9 novembre 1989, la chute du mur de Berlin signe la défaite du communisme. Ne reste que le libéralisme triomphant. Trente ans plus tard, celui-ci fait face à une crise existentielle qui se manifeste par les inégalités, les populismes et le défi climatique. Peut-on sauver le libéralisme?

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Les goélands se rapprochent. Gwen Pennarun vient de stopper le moteur de son bateau. Le soleil émerge à peine, au nord du golfe de Gascogne. A une dizaine de kilomètres au large du port breton de Sainte-Marine, il a repéré l’une des quatre lignes qu’il avait posées la veille.

Heureusement pour le marin d’eau douce qui l’accompagne, l’océan est calme, le vent inexistant, le coefficient de marée très bas et la météo clémente. C’est une moins bonne nouvelle pour le pêcheur. «A cette période de l’année, pour prendre du bar, c’est mieux lorsqu’il y a des courants et que l’eau est remuée.»