L’essentiel

Les certificats Covid datant de plus de 270 jours ont expiré lundi 31 janvier. Des centaines de milliers de personnes sont concernées.

En janvier, un tiers des patients covid des HUG a été infecté à l’hôpital.

Retrouvez notre suivi de la journée de lundi.

■ France: plusieurs dirigeants olympiques positifs

La présidente du Comité national olympique et sportif français, Brigitte Henriques, et la cheffe de la délégation olympique Nathalie Péchalat ont été testées positives au Covid. Elles ne peuvent pas pour l’instant s’envoler pour les JO de Pékin.

«Elles soutiendront à distance les athlètes français et l’encadrement présents en Chine» et «envisagent de se rendre à Pékin quand leur situation le permettra», selon un communiqué de l’instance. Le président du comité d’organisation des JO 2024 Tony Estanguet est lui aussi positif au Covid-19 et ne se rendra pas à Pékin.

■ Les discothèques rouvriront le 11 février en Catalogne

Les discothèques et autres établissements d’activité nocturne pourront rouvrir le 11 février en Catalogne, après quasiment deux mois de fermeture liée à la sixième vague du coronavirus, a annoncé mardi le gouvernement de cette région du nord-est de l’Espagne.

Dans un communiqué, le gouvernement régional catalan a indiqué avoir «autorisé la réouverture» à cette date des lieux de «vie nocturne», comme «les discothèques, les bars musicaux et les salles de concert».

Ces établissements, de loin les plus impactés par les mesures prises à la fin de l’an dernier pour freiner cette sixième vague de la pandémie, pourront fonctionner «sans limites de jauge ni contraintes horaires», précise le communiqué.

Les autorités catalanes avaient mis en place le 23 décembre une série de mesures parmi les plus draconiennes d’Espagne afin de lutter contre la hausse des contaminations au Covid-19 liée à l’apparition du variant Omicron. Ces restrictions comprenaient un couvre-feu entre 1h00 et 6h00 du matin à Barcelone, des jauges dans les restaurants et l’instauration d’une limite de dix personnes pour les réunions privées.

Sur ces différentes mesures, la réouverture des discothèques était «la dernière encore en vigueur», a commenté lors d’une conférence de presse la porte-parole du gouvernement régional, Patricia Plaja.

■ Selon l'OMS, il est trop tôt pour «déclarer victoire»

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaé qu’«il est prématuré pour tout pays de se rendre ou de déclarer victoire» face à la pandémie.

Son appel à la prudence survient alors que certains pays envisagent le retour à la vie d’avant. Le Danemark a même franchi ce pas, en dépit d’un niveau record de cas de Covid-19, s’estimant en mesure de le faire grâce à sa forte couverture vaccinale et à la moindre sévérité du variant Omicron. «Plus de transmission signifie plus de décès», a affirmé le Dr Tedros.

Depuis que le variant Omicron a été identifié pour la première fois il y a tout juste 10 semaines, près de 90 millions de cas ont été signalés à l’OMS.

■ Les camionneurs suisses organisent un «convoi pour la liberté»

Un «convoi pour la liberté», à l'image de la manifestation canadienne, sera organisé le 7 février dans plusieurs villes européennes et également en Suisse, indique la Tribune de Genève. «Les opposants aux mesures sanitaires sont appelés à rejoindre Berne avec leurs camions, leurs voitures, leurs motos, leurs vélos et même leurs tracteurs», écrit le journal.

Lire aussi: Des centaines de camionneurs canadiens ont roulé leur grogne contre la vaccination obligatoire

■ Face à Omicron, certaines mesures perdent en utilité, indique Rudolf Hauri

Au vu de la situation épidémiologique, certaines mesures collectives n’ont plus la même utilité. Celles individuelles se révèlent en revanche importantes actuellement, selon Rudolf Hauri, président de l’Association des médecins cantonaux de Suisse.

«Quelles mesures sont encore nécessaires aujourd’hui?», a questionné Rudolf Hauri face à la presse mardi à Berne. En raison de la forte activité du virus, certaines mesures n’ont plus la même signification, a-t-il précisé. C’est le cas notamment pour le traçage des contacts, aujourd’hui moins pertinent.

Dans les écoles, a-t-il encore pris en exemple. Bien que l’activité virale soit toujours très élevée, les fermetures partielles et les quarantaines ne revêtent plus la même importance qu’il y a quelques semaines. C’est pourquoi, tout comme la pandémie, les mesures doivent évoluer, a précisé Rudolf Hauri.

Celui-ci insiste toutefois sur l’utilité des mesures individuelles, comme le port du masque, les mesures d’hygiène et la vaccination, pour faire face à Omicron, qui engendre moins d’évolutions aiguës de la maladie.

Le Zougois a également posé la problématique liée aux structures temporaires mises en place dans les cantons. Il s’agit de définir comment les structures, telles que les centres de test et de vaccination, vont être gérées à l’avenir, a-t-il encore déclaré.

■ La Suisse compte mardi 32 741 nouveaux cas de coronavirus

Il y a sept jours, l’OFSP avait annoncé 36 658 cas, soit 3917 de plus. Le même jour, il dénombrait 12 décès et 121 hospitalisations supplémentaires.

Les principales informations du bulletin de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP):

  • On déplore 24 décès supplémentaires et 167 malades ont été hospitalisés.
  • En tout, 640 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Ceux atteints du Covid-19 sont actuellement 206. Les patients Covid-19 occupent 23,80% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 74,10%.
  • Durant les dernières 24 heures, les résultats de 88 661 tests ont été transmis. Le taux de positivité s’élève à 36,9%, contre 34,8% il y a une semaine. Le taux de reproduction, qui a un délai d’une dizaine de jours, est lui de 1,12.
  • Le variant Omicron représente 96,0% des cas de coronavirus séquencés ou examinés dans les laboratoires sur sept jours, avec un délai de deux semaines environ.
  • Selon l’OFSP, 136 373 personnes se trouvent actuellement en isolement après avoir été testées positives au coronavirus. Et 70 850 autres ayant eu des contacts avec des personnes infectées ont été placées en quarantaine.

Vaccination: Au total, 68,29% des Suisses ont déjà reçu deux doses de vaccin. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans, la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 77,68%, indique l’OFSP. Par ailleurs, 74,29% des personnes âgées de 65 ans et plus et 39,48% de la population ont déjà reçu une dose de rappel.

■ Les soins intensifs occupés par des cas Delta

Les patients atteints du Covid-19 hospitalisés dans les unités de soins intensifs ont en grande majorité été infectés par le variant Delta, et non Omicron. «Les patients atteints d’infections à l’omicron n’ont que très rarement besoin de soins médicaux intensifs», souligne Patrick Mathys, expert de la section gestion de crise de l’OFSP.

■ Le pic de la vague n’est pas encore atteint, selon l’OFSP

Le haut taux de positivité indique le nombre d’infections non déclarées reste élevé, poursuit Patrick Mathys. On peut donc supposer que le pic de la vague d’infections n’a pas encore été atteint, estime-t-il.

En comparaison avec les pays voisins, l’incidence sur 14 jours en Suisse est très élevée: 5 335 cas pour 100 000 habitants. Les hospitalisations sont plus ou moins stables depuis début décembre, et une légère baisse est observée depuis le début de l’année. Mais Patrick Mathys rappelle que ces données doivent être interprétées avec prudence en raison des signalements tardifs.

■ «Il n’y a pas eu de tsunami»

«L’onde omicron n’est pas une petite vague, elle est encore forte et violente. Mais heureusement, aucun tsunami n’a déferlé sur nous», a indiqué Patrick Mathys, chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale de l’OFSP mardi devant la presse. Les contaminations sont toujours à haut niveau par rapport aux pays européens voisins, a-t-il rappelé. Actuellement, on estime qu’entre 5 et 10% de la population est contagieuse. Mais la vague Omicron n’a pas d’impact fort sur les hôpitaux.

La situation y reste sous contrôle. Le nombre d’hospitalisations est stable. Le nombre de patients aux soins intensifs, quelque 200 personnes actuellement, continue de reculer lentement. Environ un quart des lits sont occupés dans les soins intensifs. La plupart de ces patients sont touchés par le variant Delta. Le nombre de décès reste à un niveau bas, entre 10 et 15 victimes par jour.

■ La France lève mercredi les premières restrictions

Fin des jauges, du port du masque en extérieur, du télétravail obligatoire: après d’autres pays européens, la France commence mercredi à lever les restrictions liées au Covid malgré un nombre de contaminations toujours très haut.

A la faveur du nouveau pass vaccinal, qui a remplacé fin janvier l’ancien pass sanitaire, «nous pourrons courant février lever la plupart des restrictions prises pour freiner l’épidémie», avaient promis les autorités. Désormais le port du masque ne sera plus obligatoire en extérieur, les jauges dans les lieux recevant du public assis (stades, établissements culturels…) seront abandonnées et le télétravail ne sera plus obligatoire, mais seulement recommandé.

Deux semaines plus tard, le 16 février, ce sont les discothèques, fermées depuis le 10 décembre, qui pourront rouvrir et les concerts debout seront à nouveau autorisés. La consommation au comptoir sera également possible dans les bars. Tout comme la consommation dans les stades, les cinémas et les transports.

■ L’OMS s’inquiète des tonnes de déchets du covid

La montagne de déchets médicaux liés au Covid-19 pose des risques pour la santé et l’environnement, note ce mardi l’Organisation mondiale de la santé, qui appelle à prendre des mesures pour réduire notamment l’utilisation des gants.

L’OMS s’est penchée dans un nouveau rapport sur les quelque 87 000 tonnes d’équipements de protection individuelle qui ont été expédiés entre mars 2020 et novembre 2021 à travers le monde par les Nations unies, pour aider les pays, en particulier les plus défavorisés, à faire face à la pandémie.

Plus de 140 millions de kits de test, susceptibles de générer 2600 tonnes de déchets non infectieux (principalement du plastique) et 731 000 litres de déchets chimiques (soit l’équivalent du tiers d’une piscine olympique) ont ainsi été expédiés, tandis que plus de 8 milliards de doses de vaccin ont été administrées dans le monde, produisant 144 000 tonnes de déchets supplémentaires sous forme de seringues, d’aiguilles et de caisses de sécurité. Environ 97% des déchets plastiques issus des tests ont été incinérés.

■ Le Danemark tente à nouveau le retour «à la vie d’avant»

En dépit de l’omniprésence du virus, le Danemark devient le premier pays de l’Union européenne à lever toutes ses restrictions, s’estimant en mesure de le faire grâce à sa forte couverture vaccinale et à la moindre sévérité du variant Omicron.

En dépit de l’omniprésence du virus, le Danemark devient le premier pays de l’Union européenne à lever toutes ses restrictions, s’estimant en mesure de le faire grâce à sa forte couverture vaccinale et à la moindre sévérité du variant Omicron.

Après une première tentative de deux mois entre septembre et novembre, masques, passe sanitaire et ouvertures réduites des bars et des restaurants vont redevenir de l’histoire ancienne dans le royaume nordique. Les boîtes de nuit rouvrent mardi, les jauges disparaissent aussi. De très rares restrictions restent en vigueur à l’entrée dans le pays, seulement pour les voyageurs non vaccinés arrivant d’un pays en dehors de l’espace Schengen.

Des organisations interpellent le Conseil fédéral

Sept organisations de la société civile appellent à une stratégie de gestion de la pandémie plus durable et plus humaine. Elles ont interpellé le Conseil fédéral à cet effet dans une lettre ouverte, ont-elles fait savoir dans la nuit de lundi à mardi.

Lire aussi: Quand pourrons-nous dire de la pandémie qu’elle est terminée?

Elles estiment qu’il est inacceptable de laisser des enfants et des adolescents, en grande partie non protégés, être contaminés par le coronavirus sans leur demander leur avis. Il est également inacceptable de mettre en danger des personnes vulnérables et d’accepter des centaines de nouveaux cas de Covid long, dénoncent-elles.