L’ONG de défense des journalistes basée à Genève a qualifié de «crime contre l’humanité défiant l’imagination» le massacre de 46 personnes aux Philippines. Le bilan des journalistes tués pourrait encore s’alourdir, selon les informations de la PEC, l’identification des corps n’étant pas terminée. Au total, 37 journalistes avaient indiqué vouloir accompagner le convoi attaqué.

«La PEC condamne de la manière la plus ferme le massacre le plus horrible jamais commis dans l’histoire du journalisme», affirme l’ONG dans un communiqué. «Ce terrible développement démontre l’incapacité de protéger les civils et les journalistes et renforce la nécessité de compléter les Conventions de Genève», ajoute la PEC.

Appel au Conseil de l’ONU

La PEC réclame «une enquête urgente» et en appelle au Conseil des droits de l’homme pour qu’il organise une réunion spéciale consacrée à la protection des journalistes dans les zones de conflit.

Ce massacre porte à au moins 88 le nombre de journalistes tués depuis le début de l’année, indique la PEC. Après les Philippines, le Mexique (9 tués), le Pakistan (8), la Russie (6 tués), la Somalie (6 également) et l’Irak (cinq) sont les pays les plus dangereux.

Au moins 300 journalistes ont été tués entre 2003 et 2008 en Irak, en cinq ans de guerre, mais même en Irak, jamais autant de journalistes n’avaient été massacrés d’un seul coup.