L’essentiel

Mercredi, l’autorité européenne des médicaments a admis l’existence de caillots sanguins doivent être répertoriés comme un effet secondaire «très rare» du vaccin d’AstraZeneca.

Retrouvez notre suivi de la journée de mercredi.


■ Réunions d’automne en personne pour le FMI et la Banque mondiale

Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale envisagent de tenir «en personne» leurs réunions d’automne mais probablement dans un format réduit, a indiqué la directrice générale du FMI.

Si l’on prend les projections en matière de vaccination, cela nous donne une chance de pouvoir réunir nos membres

Kristalina Georgieva, directrice du FMI

C’est pour l’heure, le «scénario de base» et «notre projet» pour octobre, a expliqué Kristalina Georgieva. Mais la dirigeante du FMI ne croit pas que ces réunions puissent alors avoir l’ampleur qu’elles avaient avant la pandémie quand elles rassemblaient plus de 10 000 participants.


■ La France passe le cap des 10 millions de vaccinés

C’est une très bonne performance, la France vaccine beaucoup

s’est réjoui, devant les caméras, le premier ministre français Jean Castex, en visite dans un centre de vaccination à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), à l’est de Paris. Il annonçait que la France a franchi jeudi le seuil des 10 millions de personnes ayant reçu une première injection de vaccin contre le Covid-19. «C’est-à-dire que nous sommes à une semaine d’avance (sur) l’objectif que j’avais fixé», a-t-il insisté.


■ Le gouvernement bernois accroît son aide aux cas de rigueur

Dans le canton de Berne, les petites entreprises peuvent désormais aussi demander l’aide pour les cas de rigueur. La limite minimale du chiffre d’affaires a été abaissée de 100 000 à 50 000 francs.

Par cette mesure, le Conseil-exécutif met en œuvre des motions ayant valeur de directive adoptées par le Grand Conseil, précise-t-il jeudi dans un communiqué. Il a par ailleurs approuvé un crédit-cadre de 219 millions de francs afin de mobiliser au total un milliard de francs pour des aides aux cas de rigueur. Une première tranche de 114 millions de francs a déjà été débloquée.


■ La Suisse compte 2449 nouveaux cas

La Suisse compte jeudi 2449 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 20 décès supplémentaires et 156 malades ont été hospitalisés.

  • Durant les dernières 24 heures, les résultats de 40 059 tests ont été transmis;
  • Le taux de positivité s’élève à 6,11%;
  • Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d’infections est de 24 219, soit 280,16 nouvelles infections pour 100 000 habitants;
  • Le taux de reproduction, qui a un délai d’une dizaine de jours, est lui de 1,03;
  • Les patients Covid-19 occupent 21,00% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 68,90%.

Quant aux variants du coronavirus, 41 572 cas ont été détectés en Suisse jusqu’à ce jour, dont 16 360 cas ont été attribués au variant britannique (B.1.1.7), 243 au variant sud-africain (B.1.351) et 12 au variant brésilien (P.1). Dans 24 957 cas, une mutation était présente, mais la lignée n’était pas claire.


■ GastroSuisse prône le oui à la loi Covid-19

GastroSuisse recommande le oui à la loi Covid-19, soumise au peuple le 13 juin prochain. Le texte crée la base légale pour l’indemnisation des cas de rigueur dont l’hôtellerie-restauration a de toute urgence besoin.

En cas de rejet de la loi Covid-19 la Confédération ne serait plus en mesure d’apporter un soutien financier aux entreprises durement touchées par la crise, dit GastroSuisse jeudi. Les cantons ne disposent pas des ressources financières nécessaires pour faire face seuls aux mesures pour les cas de rigueur.

La question de savoir si et dans quel délai de nouvelles bases légales seront créées est très incertaine. «Pour les entreprises concernées, de nouveaux retards seraient une catastrophe, d’autant plus que les indemnités sont déjà insuffisantes», déclare Casimir Platzer, président de GastroSuisse et hôtelier à Kandersteg. Le oui a été adopté à l’unanimité du Conseil de la faîtière.


■ L’Allemagne va discuter avec la Russie de l’achat de vaccins Spoutnik

Le ministre allemand de la Santé a annoncé jeudi que son pays allait engager des discussions avec la Russie en vue d’un achat éventuel de Spoutnik V, en cas d’approbation du vaccin par les autorités européennes.

«J’ai expliqué au nom de l’Allemagne au Conseil des ministres de la Santé de l’UE, que nous discuterions de manière bilatérale avec la Russie, tout d’abord pour savoir quand et quelles quantités pourraient être livrées», a indiqué, Jens Spahn sur la radio régionale publique WDR.

Il a justifié sa décision en expliquant que la Commission européenne, pour sa part, avait annoncé qu’elle ne négocierait au nom des Vingt-Sept l’achat du sérum Spoutnik V, contrairement à ce qu’elle a fait avec d’autres vaccins contre le Covid-19.

La question de l’utilisation du Spoutnik est controversée en Europe. Le ministre français des Affaires étrangères avait reproché récemment à la Russie d’en faire un outil de «propagande» dans le monde.

«Les livraisons devraient intervenir dans les deux à quatre, cinq prochains mois pour vraiment faire une différence avec notre situation actuelle» en termes de nombre d’injections, a précisé Jens Spahn, critiqué pour les lenteurs de la campagne de vaccination. «Sinon nous aurons d’une manière ou d’une autre des quantités de vaccin plus que suffisantes», selon lui.

Faute de pouvoir en produire suffisamment et souhaitant dédier en priorité sa production à la population russe, Moscou n’a expédié jusqu’à présent que des quantités réduites de son vaccin à l’étranger.


■ A Neuchâtel, un subside pour engager des chômeurs

Le canton de Neuchâtel accordera aux employeurs un subside de 2000 à 6000 francs lors de l’engagement d’une personne en recherche d’emploi en 2021. Ces subsides doivent «un soutien direct à la dynamique de recrutement local», indique ce jeudi le gouvernement dans un communiqué.

Neuchâtel veut «retrouver le plus rapidement possible la dynamique positive qui prévalait dans le canton avant la crise» du Covid-19. Raison pour laquelle le canton met en place cette nouvelle mesure, évaluée à 5 millions de francs. Le système prévaut pour tout recrutement intervenant jusqu’à la fin de l’année 2021.


■ Le gouvernement Merkel prône un nouveau tour de vis

Mercredi en fin de journée, le gouvernement allemand d’Angela Merkel s’est dit favorable à la mise en place d’un confinement national strict de courte durée pour endiguer la hausse des infections au Covid-19, qui met le système hospitalier sous tension.

En raison de la dégradation de la situation sanitaire «tout appel à un verrouillage court et uniforme est justifié et une approche commune au plan national serait ici appropriée», a indiqué la porte-parole Ulrike Demmer. «Le système de santé est soumis à une pression menaçante», a-t-elle justifié, alors que ces derniers jours plusieurs personnalités politiques ont réclamé un nouveau tour de vis à l’échelle nationale.

Le nombre de patients en soins intensifs a ainsi «augmenté de 5% en une journée», a prévenu la porte-parole.

Le taux d’incidence sur sept jours atteignait mercredi 110,1 en Allemagne, avec 9677 cas officiellement recensés et 298 décès en 24 heures, selon l’institut de veille sanitaire Robert Koch. De nombreuses restrictions sont en place face à la pandémie en Allemagne mais pas de confinement strict, et avec de larges variations selon les Länder.


■ Premier mois sans décès dû au Covid en Polynésie

La Polynésie française vient de vivre son premier mois sans décès du Covid, après six mois d’épidémie, selon le bulletin de veille sanitaire publié ce jeudi matin (heure de Paris) par la direction de la Santé locale.

Cette collectivité déplore 141 décès en lien avec le Covid. Le premier était survenu en septembre 2020. En novembre, le taux d’incidence en Polynésie était l’un des plus hauts du monde (989 pour 100 000 habitants) et le centre hospitalier local avait frôlé la saturation.

Mais l’épidémie a commencé à refluer dès janvier. La fermeture des frontières et la quarantaine imposée aux rares voyageurs ont permis de détecter les variants avant qu’ils ne se diffusent dans la population. Le taux d’incidence est tombé à 9 pour 100 000 habitants au cours des sept derniers jours.


■ Record de contaminations au Pérou

Au Pérou, le ministère de la Santé a indiqué mercredi que 314 décès avaient été recensés au cours des dernières 24 heures, ce qui porte le bilan général à 53 725 morts depuis l’arrivée du virus au Pérou il y a 13 mois. Le précédent record quotidien de décès datait de samedi dernier, avec 294 morts.

Les Péruviens doivent voter dimanche pour élire un nouveau président et un nouveau parlement.