L’essentiel

Le Conseil des Etats ne veut pas que les tests covid soient remboursés par les assurances maladies.

La situation sanitaire évolue positivement en Suisse, mais le taux d’occupation des lits de soins intensifs reste «à un niveau très élevé» selon la Task Force covid.

En France, le pass sanitaire d’Emmanuel Macron a fuité et a été diffusé hier sur les réseaux sociaux.

En Australie, les manifestations se poursuivent contre les mesures sanitaires.

Retrouvez notre suivi de la journée de mardi, et l’ensemble de nos suivis depuis octobre 2020.


■ Les Etats-Unis ambitionnent de vacciner 70% de la population de chaque pays

Les Etats-Unis vont doubler leurs dons de vaccins contre le Covid-19 et tâcher de rallier la communauté internationale autour d’un objectif extrêmement ambitieux, à savoir atteindre 70% de la population de chaque pays du monde vaccinée d’ici un an, ont indiqué la Maison Blanche et les laboratoires Pfizer et BioNTech.

Washington va acheter et distribuer aux pays en développement 500 millions de doses supplémentaires du vaccin Pfizer/BioNTech, ont indiqué de hauts responsables de l’administration américaine. Cela double quasiment, à plus de 1,1 milliard, le nombre de doses que les Etats-Unis ont à ce jour promis de donner, ont indiqué mercredi ces sources, qui ont requis l’anonymat. 


■ Les cas repartent à la hausse à Moscou

La capitale russe est confrontée à une nouvelle hausse des infections, a annoncé la mairie de Moscou, quelques semaines seulement après une vague meurtrière portée par le variant Delta. La Russie est le 5e pays au monde où la pandémie a fait le plus de morts. La vaccination, sur fond de défiance à l’égard des autorités, piétine depuis des mois malgré la conception de quatre vaccins nationaux.

«Ces derniers jours, nous constatons une croissance des malades du coronavirus à Moscou. Par rapport à la semaine dernière, cette hausse a atteint 24% tandis que les hospitalisations ont augmenté de 15%», a indiqué l’adjointe au maire Anastassia Rakova, citée par les agences de presses russes. Elle a soutenu que cette hausse était liée à l’arrivée d’un temps automnal à Moscou, favorisant la prolifération des virus, et à la multiplication des contacts entre les gens avec la rentrée.


■ En Allemagne, le salaire des non-vaccinés en quarantaine bientôt plus pris en charge

Les salaires des personnes non-vaccinées ne seront bientôt plus pris en charge en Allemagne durant les périodes de quarantaine, a annoncé le ministre de la Santé. La décision, négociée avec les régions allemandes, entrera en vigueur le 1er novembre. Jusqu’à présent, les personnes placées en quarantaine étaient indemnisées pour compenser leur perte de revenus. Plusieurs «Länder» ont cependant déjà mis fin à cette pratique.

Près de la moitié des sondés (48%) sont contre cette prise en charge, contre 43% qui y sont favorables, selon un sondage Yougov publié lundi. Plus de 52 millions de personnes (63,4% de la population) avaient reçu mercredi deux doses de vaccins anti-covid en Allemagne, où le gouvernement peine à accélérer le rythme des nouvelles injections.


■ Près de 1900 cas de covid de plus en Suisse

La Suisse compte mercredi 1894 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

  • On déplore cinq décès supplémentaires;
  • 63 malades ont été hospitalisés;
  • Durant les dernières 24 heures, les résultats de 39 096 tests ont été transmis, indique l’OFSP. Le taux de positivité s’élève à 4,84%;
  • Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d’infections est de 26 588, soit 307,56 nouvelles infections pour 100 000 habitants;
  • Le taux de reproduction, qui a un délai d’une dizaine de jours, est lui de 0,82;
  • Les patients Covid-19 occupent 26,9% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 75,70%.

■ La commission de la santé du National demande le maintien des tests gratuits

Les tests covid réalisés sur des personnes asymptomatiques devraient continuer à être gratuits. La commission de la santé du Conseil national veut que le Conseil fédéral revienne sur sa décision. Par 16 voix contre 6, elle demande donc au gouvernement de maintenir la gratuité des tests. L’extension de l’utilisation du certificat depuis le 13 septembre justifierait une telle mesure, indique ce mercredi la commission.

Le vaccin est essentiel pour éviter la saturation du système de santé. Mais les tests permettent de découvrir des infections, d’éviter des contaminations et limitent le nombre de malades du covid dont la prise en charge est lourde, relève la commission. Leur gratuité évitera de restreindre le droit à la formation dans les universités et les hautes écoles où le certificat est obligatoire. La commission demande en outre au Conseil fédéral, par 16 voix contre 6 et 2 abstentions, de définir des critères mesurables à la levée de l’obligation de présenter un certificat Covid.


■ En France, fin du masque à l’école primaire dans les départements les moins touchés

L’obligation du port du masque à l’école primaire sera levée à partir du 4 octobre dans les départements les moins touchés par l’épidémie du Covid-19, a annoncé le gouvernement français, alors que les syndicats appellent à la prudence.

«A partir du lundi 4 octobre, dans les départements où le taux d’incidence se stabilise au-dessous du seuil de 50 pour 100 000 habitants, le protocole scolaire passera en niveau 1, ce qui signifie essentiellement que l’obligation du port du masque à l’école primaire sera levée», a indiqué Gabriel Attal à l’issue du Conseil des ministres, précédé dans la matinée d’un Conseil de défense sanitaire.

Mardi, 41 départements sur 101 se situaient sous ce seuil d’alerte, alors que la décrue de l’épidémie «se confirme jour après jour» même si «la prudence s’impose», s’est félicité le porte-parole du gouvernement, qui a insisté sur des «mesures positives». «Le port du masque, notamment pour les plus jeunes enfants, est loin d’être anodin», a-t-il insisté. Pour certains syndicats du primaire, la levée partielle de cette obligation semble précipitée.


■ Pas d’accord entre la ville de Berne et les manifestants

Le Conseil municipal de Berne et les groupements opposés aux mesures de lutte contre le covid n’ont pas réussi à trouver un accord en vue de la manifestation de jeudi soir. Le directeur de la sécurité de la ville Reto Nause avait évoqué la situation avec des représentants des Amis de la Constitution, du groupe «Mass-Voll» (la coupe est pleine) et des «Freiheitstrychler». De l’avis de la ville, une solution avait été trouvée lors de ces négociations qui ont duré plus de 4 heures mardi.

Le Conseil municipal avait donné son autorisation au groupement «Freiheitstrychler» pour un rassemblement statique jeudi sur la Place fédérale. En contrepartie, les opposants s’engageaient à respecter le périmètre de protection devant le Palais fédéral et à s’abstenir de lancer des appels à manifester. Un autre volet portait sur la campagne en vue de la votation fédérale du 28 novembre sur la loi sur le Covid-19. Une seule nouvelle manifestation aurait été autorisée en ville de Berne. Mais ces organisations ont rejeté cet accord quelques heures plus tard, a annoncé mercredi le Conseil municipal. Berne pourrait donc avoir à gérer deux rassemblements non-autorisés. Des appels circulent en effet sur les réseaux sociaux pour organiser une contre-manifestation. Les autorités communales l’ont répété mercredi, elles ne toléreront aucune manifestation non autorisée.


■ Plus de 260 000 signatures pour des tests gratuits

261 591 personnes ont signé une pétition demandant le maintien de la gratuité des tests covid en Suisse. La pétitionnaire Maja Balmer a remis les signatures à la Chancellerie fédérale mercredi matin. La pétition, demande au Conseil fédéral de continuer à offrir gratuitement les tests pour l’obtention d’un certificat Covid, «tout aussi gratuitement que les vaccinations». Pour 40% de la population suisse, l’extension de l’obligation de certificat signifie que «la vie publique et la possibilité de vivre en communauté» deviennent coûteuses, selon le texte de la pétition.

Pour Maja Balmer, c’est «un pas de trop» que «seuls les aspects épidémiologiques soient pris en compte dans les décisions» et que les aspects éthiques et sociaux soient négligés. Elle n’est pas fondamentalement contre les mesures de lutte contre le coronavirus, mais elle s’inquiète de l’inégalité de traitement. Par conséquent, les tests et la vaccination devraient soit rester gratuits, soit être payants, selon elle.


■ Delta domine les autres variants préoccupants

Le variant Delta a largement pris la place des trois autres variants «préoccupants», Alpha, Bêta et Gamma, a déclaré mardi la directrice de l’équipe technique Covid-19 à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Maria Van Kerkhove, lors d’une séance de questions/réponses sur les réseaux sociaux.

Les trois autres variants préoccupants – Alpha, Bêta et Gamma – représentent ainsi chacun moins de 1% des séquences actuellement disponibles, selon l’OMS. «Ce virus est devenu plus fort, il est plus transmissible et il est en train de concurrencer, de remplacer les autres virus qui circulent», a ajouté Maria Van Kerkhove, en précisant qu’il avait été signalé dans 185 pays.