Au moins 33 personnes ont été tuées, dont un responsable de l’armée, et 46 blessées dans un attentat suicide perpétré en fin de matinée aujourd’hui, à l’ouest de Bagdad, selon le ministère de l’intérieur. Le bilan des victimes est provisoire et diverge selon les sources

L’attentat s’est produit dans le district d’Abou Ghraib, à 25 kilomètres de la capitale, et visait des chefs de tribus et des responsables militaires irakiens, réunis à l’occasion d’une conférence de réconciliation nationale qui se tenait dans la mairie de cette localité.

Différentes sources, dont l’agence Reuters et l’AFP, évoquent la présence parmi les victimes de journalistes, de soldats et de policiers.

L’Irak semble en proie à un retour des violences, dont l’intensité avait diminué ces derniers mois. Dimanche, 28 personnes, essentiellement des policiers et des recrues, ont été tuées dans un attentat contre l’académie de police de Bagdad.

Ces violences surviennent alors que les Etats-Unis ont annoncé un important retrait de leurs troupes, prévu dans le courant des six prochains mois. Les autorités irakiennes affirment être prêtes à assurer l’ordre après ce retrait, mais des inquiétudes persistent en raison des lacunes des forces de sécurité irakiennes.