Intempéries

Plus de 300 personnes tuées dans des inondations en Sierra Leone

Des éboulements et des coulées de boue provoqués par de fortes précipitations dans la capitale Freetown ont provoqué la mort d’au moins 312 personnes, selon la Croix-Rouge

Le bilan des inondations qui ont touché lundi Freetown, la capitale de la Sierra Leone, s'est alourdi à 312 morts et 2000 sans-abris selon un bilan qui risque encore de s'alourdir, a indiqué la Croix Rouge locale. Les équipes de secours étaient toujours dans les quartiers de la ville où des rues se sont transformées en rivières en crue, avec des maisons emportées par des glissements de terrain.

Depuis le début de la matinée, le bilan de ces inondations, qui font d'ores et déjà partie des plus meurtrières en Afrique au cours des 20 dernières années, n'a fait que s'élever: d'abord 18 morts, selon la Croix Rouge locale, puis 180, selon une source hospitalière.

Des images diffusées par des médias locaux montrent des habitants traversant les rues avec de l’eau jusqu’à la taille et des corps étendus dans une arrière-cour. A la morgue de l’hôpital Connaught, l’espace manquait pour accueillir tous les corps, tant ils étaient nombreux.

Maisons submergées

Un journaliste de l’AFP présent sur les lieux de la catastrophe a vu des corps de victimes transportés par des habitants, et des maisons submergées par des coulées de boue dans deux quartiers de la ville, où des rues ont été envahies par des rivières en crue.

Une ONG locale, Society 4 Climate Change Communication (S4CCC-SL), a publié sur Twitter une photo montrant cinq corps maculés de terre entremêlés, dont celui d’au moins deux femmes et d’une petite fille.

Une partie de la colline surplombant le quartier de Regent s’est effondrée sur des habitations, selon les médias locaux.

Pluie six mois par ans

Les inondations constituent un danger récurrent en Sierra Leone, où des habitations précaires sont régulièrement emportées par des pluies torrentielles. Il pleut six mois par an à Freetown, ville surpeuplée d’environ 1,2 million d’habitants.

En septembre 2015, des inondations avaient fait 10 morts et quelque 9000 sans-abris dans la capitale de ce pays anglophone d’Afrique de l’Ouest. Le ministre de la Santé avait à l’époque mis en garde contre les risques accrus de maladie, comme le choléra, en raison des inondations.

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