Migrations

Plus de 50 000 migrants arrêtés en décembre aux Etats-Unis

Ces arrestations concernent un nombre record de familles, dont une majorité proviennent de pays d’Amérique centrale, comme le Guatemala, le Honduras ou le Salvador

Plus de 50 000 migrants ont été arrêtés en décembre aux frontières des Etats-Unis. Ces statistiques officielles ont été publiées mercredi en plein bras de fer autour du mur que le président Donald Trump veut ériger à la frontière sud.

Le nombre de migrants en situation irrégulière arrêtés est comparable aux chiffres enregistrés en octobre et en novembre 2018, mais très nettement supérieur à ceux du début de l’année et de 2017.

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Près de 27 000 d’entre eux se trouvaient en famille, alors qu’il n’y en avait que 13 000 en moyenne chaque mois en 2017, précise le Ministère de la sécurité intérieure dans un communiqué en évoquant un «chiffre record». 95% des familles venaient de pays pauvres et violents d’Amérique centrale, comme le Guatemala, le Honduras et le Salvador.

Une «crise humanitaire à la frontière»

Dans le passé, les arrestations de sans-papiers concernaient surtout des hommes mexicains venus seuls chercher du travail, qui pouvaient facilement être renvoyés chez eux. Les familles venues d’Amérique centrale déposent souvent une demande d’asile, ce qui empêche de les expulser tant que leur requête n’a pas été étudiée.

L’ensemble de la classe politique reconnaît que, faute de moyens suffisants pour accueillir ces familles et traiter leurs dossiers, il y a une «crise humanitaire à la frontière».

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Le président Donald Trump évoque également une crise «sécuritaire», assurant que des criminels et des terroristes se cachent dans ces flux de migrants. Il réclame 5,7 milliards de dollars au Congrès pour financer un mur à la frontière avec le Mexique, seul moyen selon lui d’endiguer ces arrivées. Le milliardaire a claqué la porte mercredi d’une rencontre avec les dirigeants de l’opposition démocrate après avoir essuyé un nouveau refus à ce sujet. Leur bras de fer est responsable d’une paralysie partielle des administrations fédérales depuis le 22 décembre.

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