Selon un bilan de l’année publié vendredi, 5000 migrants sont morts depuis le début de l’année en traversant la Méditerranée pour rejoindre les côtes européennes, a indiqué vendredi l’ONU. Jeudi, les garde-côtes italiens ont mené quatre opérations de sauvetage dans la zone centrale de la Méditerranée. L’ONU craint qu’une centaine de personnes se soient noyées.

«Ces dernières tragédies portent le nombre de décès à plus de 5000 cette année», contre 3771 l’an dernier, explique William Spindler, porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU. Il s’agit du bilan le plus lourd jamais enregistré alors même que le nombre de personnes ayant traversé la Méditerranée cette année a fortement diminué par rapport à 2015, selon l’ONU.

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Selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), près de 360 000 personnes ont tenté la traversée cette année, contre plus d’un million en 2015. En tout, plus de 380 000 migrants sont arrivés en Europe en 2016. Près de 5000 personnes sont portées disparues.

Des causes multiples

D’après William Spindler, «les causes de l’augmentation alarmante des décès cette année sont multiples». Elles «semblent être liées à l’utilisation par les passeurs de navires de moins bonne qualité, aux aléas du temps et aux tactiques utilisées par les passeurs pour éviter d’être détectés par les autorités», a-t-il dit.

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L’envoi par les passeurs d’un grand nombre d’embarcations de façon simultanée complique par exemple le travail des sauveteurs, a-t-il cité en exemple. Par ailleurs, le chaos politique et sécuritaire qui règne en Libye entraîne une hausse du nombre des départs de clandestins vers les côtes de l’Europe, y compris lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises.