• Pour accepter la révision de la Constitution, l'opposition de gauche a demandé une réforme des élections au Sénat, la Chambre haute du parlement dominée par la droite depuis cinquante ans. Mais une proposition de loi socialiste en ce sens a été rejetée mardi.

• Un compromis s'esquisse en revanche sur le temps de parole du président dans les médias audiovisuels: il serait décompté du temps alloué à la majorité lorsqu'il s'exprimerait sur des sujets de politique intérieure, mais pas lorsqu'il évoquerait la politique étrangère.

• D'autres points restent contestés. L'apparition du président devant le parlement, aujourd'hui interdite, n'est guère appréciée de la gauche. A droite, certains craignent des «manifestations informelles» - injures, quolibets - qui nuiraient au «prestige présidentiel».

• Enfin, la réforme envisage de dépouiller le premier ministre de ses prérogatives en matière de défense, pour les confier au président. Mais le parlement craint de renforcer encore plus un chef de l'Etat déjà surpuissant.