L'essentiel

Moins de 50 nouveaux cas ont été annoncés par l'OFSP hier dans le pays, pour la 3e journée consécutive. La Suisse décompte 1564 décès et 30 413 cas confirmés.

Le bilan mondial s'approche ce jeudi des 300'000 morts. Les Etats-Unis restent le pays le plus touché au monde avec encore plus de 1800 morts en 24 heures mercredi, soit un total de 84'000 morts.

L'Union européenne a appelé ses membres à rouvrir leurs frontières intérieures de façon concertée, pour faciliter la reprise du tourisme. La Suisse, la France, l'Allemagne, et l'Autriche vont rouvrir leurs frontières terrestres le 15 juin. Une ouverture dans laquelle l'OMS «ne voit pas de risque».

L'OMS a aussi averti que nouveau coronavirus pourrait «ne jamais disparaître» et devenir une maladie avec laquelle l'humanité devra apprendre à vivre. 
 

Retrouvez ici notre résumé des nouvelles du mercredi 13 mai


■ Appel à financer les analyses par l'assurance de base

Les cantons veulent que l'ensemble des analyses du coronavirus soient financées par l'assurance de base et qu'elles soient exonérées de la franchise. Faute de quoi certaines personnes potentiellement infectées pourraient renoncer à se faire tester pour des raisons pécuniaires.

Ces analyses ne sont prises en charge par l'assurance obligatoire que pour une partie des patients. Pour les autres, les coûts sont assumés par les cantons, indique la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS) à l'issue de son assemblée plénière à Berne. Cela fait qu'une partie des patients doivent payer eux-mêmes la franchise et la quote-part, ajoute la CDS, qui exprime son «incompréhension» face au règlement édicté par le Conseil fédéral.


■ «Il faut continuer»: l'essai Discovery poursuit sa quête d'un traitement

Le comité indépendant chargé d'analyser l'essai clinique européen Discovery a estimé qu'il n'y avait pas encore de résultats sur l'efficacité des quatre médicaments testés contre le Covid-19, indique l'un des chercheurs qui chapeautent le projet à l'institut français Inserm.

«Ils nous ont dit qu'il fallait continuer» à inclure de nouveaux patients dans l'étude, a déclaré Yazdan Yazdanpanah, directeur de l'infectiologie de cet institut de recherche public, à propos du comité d'experts qui s'est réuni lundi pour analyser les données de cet essai européen.

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Lancée le 22 mars, cette étude européenne doit tester l'efficacité de quatre traitements sur des malades du Covid-19 hospitalisés et gravement atteints: l'antiviral remdesivir, l'association lopinavir/ritonavir, une combinaison de ces deux anti-rétroviraux avec l'interferon beta et, enfin, l'hydroxychloroquine, dérivé de l'antipaludéen chloroquine. Discovery comptait 750 patients inclus mercredi, a précisé l'Inserm.

Elle visait initialement 3200 patients en Europe, dont au moins 800 en France, mais le processus de coopération avec les autres pays européens a pris plus de temps que prévu en raison de «difficultés réglementaires», expliquait la semaine dernière Florence Ader, infectiologue aux Hospices Civils de Lyon, qui pilote le projet.


■ Les étudiants resteront en partie à la maison après le 8 juin

Les élèves des gymnases, écoles professionnelles ou hautes écoles doivent se préparer à rester en partie à la maison au-delà du 8 juin. Le Conseil fédéral ne tranchera que le 27 mai, mais il a édicté des principes pour la reprise qui le laissent prévoir.

Les écoles postobligatoires peuvent déjà dispenser des cours dans leurs locaux depuis le 11 mai, mais seulement à des groupes de cinq personnes au plus, enseignant inclus, et avec des mesures de protection. Les groupes devraient être plus importants à compter du 8 juin, mais le retour à des classes normales semble exclu.

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Tous les établissements devront disposer d'un plan de protection adapté à leurs réalités. Les consignes du gouvernement visent à assurer la protection des personnes vulnérables. Elèves et personnel pourront fréquenter les établissements tant qu'ils ne sont pas malades ni n'ont été en contact avec des malades. Les règles d'hygiène et de distance devront s'appliquer à tous.


■ Espionnage de vaccins: la Chine accuse les USA de la «diffamer»

C'est la réponse du berger à la bergère: la Chine a reproché jeudi aux Etats-Unis de la «diffamer» après que Washington eut accusé Pékin de pirater la recherche américaine sur un vaccin contre le Covid-19.

La police fédérale américaine (FBI) a accusé mercredi des pirates informatiques, mais aussi des chercheurs et des étudiants proches de la Chine, de voler des informations d'instituts universitaires et de laboratoires publics (voir plus bas).


Instantané


■  Controverse Sanofi: pour l'UE, l'accès à un futur vaccin devra être «universel» 

«Le vaccin contre le Covid-19 doit être un bien d'utilité publique et son accès doit être équitable et universel», a estimé jeudi un porte-parole de la Commission Stefan de Keersmaecker, après l'annonce par le directeur général du groupe français Sanofi, Paul Hudson, mercredi soir à l'agence Bloomberg, qu'il en réserverait probablement la primeur aux Etats-Unis. 

Cette annonce a provoqué la colère du gouvernement français. «Pour nous, ce serait inacceptable qu’il y ait un accès privilégié de tel ou tel pays sous un prétexte qui serait un prétexte pécuniaire» a protesté la secrétaire d’Etat à l’économie, Agnès Pannier-Runacher, sur l'antenne de Sud Radio ce jeudi matin. Elle a annoncé avoir «immédiatement contacté» le groupe pharmaceutique français.
Qui a d'ailleurs quelque peu rétropédalé ce jeudi matin: «L’objectif, c’est que le vaccin soit disponible à la fois aux Etats-Unis, en France et en Europe de la même manière», selon le patron du groupe pour la France, Olivier Bogillot, dans un entretien lui à BFM-TV. Mais il a précisé: cela ne sera possible que «si les Européens travaillent aussi rapidement que les Américains».

Sanofi renvoie ainsi les autorités européennes à leurs responsabilités, soulignant que les Etats-Unis ont déjà engagé plusieurs centaines de millions d’euros, en plus de faciliter les démarches réglementaires pour permettre les recherches. Le sujet est extrêmement débattu ce jeudi sur les réseaux sociaux. 


■ En France, un plan de relance à 18 milliards d'euros pour le tourisme

Les Français pourront partir en vacances en France en juillet et août, a annoncé le premier ministre Edouard Philippe en dévoilant un plan de relance du tourisme «massif», représentant «pour les finances publiques un engagement de 18 milliards d'euros».

Hôtels, restaurants, voyagistes: toute la filière française est à l'arrêt depuis mi-mars, et 62 000 de ses entreprises ont d'ores et déjà bénéficié de 6,2 milliards d'euros de prêts garantis par l'Etat.

Le tourisme fait probablement face à la pire épreuve de son histoire moderne, alors même que c'est un des fleurons de l'économie française, son sauvetage est donc une priorité nationale

Edouard Philippe

Les Français pourront partir en vacances dans le pays, sous réserve «de possibles restrictions très localisées» en fonction de l'évolution de l'épidémie. Ils «peuvent prendre leurs réservations», a-t-il affirmé.

Deux revendications du secteur ont été partiellement entendues: le recours à l'activité partielle sera possible jusqu'à fin 2020 pour les entreprises du tourisme et de l'évènementiel, tandis que l'accès au fonds de solidarité, pour les entreprises du secteur des cafés hôtels restaurants, du tourisme, de l'événementiel, du sport et de la culture, sera prolongé jusqu'à fin septembre.


■ La Suisse peut capitaliser sur son image «propre en ordre»

Dans un entretien à l'agence de presse ATS, Suisse Tourisme salue la réouverture annoncée des frontières avec la France, l'Allemagne et l'Autriche, et estime que la Suisse peut profiter de son image de pays «sûr et propre». «Ce qui ne semble pas très sexy en temps normal, peut être un grand plus en temps de crise», selon Urs Eberhard, le vice-directeur de Suisse Tourisme. 

Les concepts de protection des hôtels, restaurants et transports touristiques vont être publiés sur le site de Suisse Tourisme, pour «créer de la confiance».

La Suisse et ses voisins doivent maintenant coordonner leurs mesures. Le responsable de Suisse Tourisme salue également la recommandation faite mercredi par la Commission européenne aux Etats de l'espace Schengen de rouvrir les frontières intérieures.

Malgré cela, il faudra sans doute du temps pour que les voyageurs étrangers reviennent. Dans un premier temps, la branche du tourisme compte donc surtout sur la clientèle indigène. «Je crois qu'il ne faut pas sous-estimer le fait qu'en période de crise, les gens ont besoin de se protéger», souligne M. Eberhard. Mais «tôt ou tard», les gens retrouveront le besoin de voyager. Les touristes étrangers devraient donc revenir «à moyen terme».

Mais une chose est sûre, la Suisse ne fera «pas d'offres à prix cassés»


■ Près de la moitié de la Suisse travaille actuellement à domicile... et ça lui plait

C'est ce qu'indique un sondage réalisé auprès de 1500 personnes par le cabinet d'audit Deloitte Suisse. Alors qu'ils n'étaient que 25% à travailler depuis leur domicile avant la crise du coronavirus, contre 48% actuellement, 34% des répondants ont indiqué qu'ils voudront continuer à œuvrer depuis leur domicile après la fin des mesures de confinement.

Le télétravail plaît à beaucoup d'entre eux, à tel point qu'ils ne souhaitent à l'avenir plus passer l'intégralité de leur temps de travail au bureau

Une bonne affaire pour les entreprises aussi: 41% des personnes interrogées ont indiqué être plus productives à la maison, «malgré les échanges moins nourris avec les collègues et la distraction liée à la présence des enfants".

«Le fait est là: la crise du Covid-19 (...) devrait accélérer la tendance déjà observée sur le long terme d'un accroissement du télétravail», conclut Deloitte Suisse.

Relire notre enquête sur ce sujet, plus circonspecteTélétravail: le grand basculement?


Un instantané dans les rues de Lausanne


■ Vaccin: Ruth Dreifuss et près de 150 personnalités pour la gratuité

Près de 150 dirigeants et experts mondiaux demandent aux Etats de garantir à Genève la semaine prochaine la gratuité pour les patients de possibles vaccins et médicaments contre le Covid. Parmi eux se trouve l'ancienne présidente de la Confédération Ruth Dreifuss. «Les gouvernements et leurs partenaires internationaux doivent s'unir» sur cette question, lit-on dans cette lettre ouverte qui appelle à un «vaccin du peuple». Ses signataires  demandent que les Etats membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'engagent dès lundi prochain lors de l'Assemblée mondiale de la santé, prévue en ligne.

Lorsqu'un vaccin sûr et efficace sera validé, il devra «être fabriqué rapidement en grande quantité et relayé vers toutes les populations, dans tous les pays, gratuitement». «La même chose doit être appliquée à tous les médicaments, diagnostics et autres technologies contre le Covid-19». D'anciens dirigeants, mais aussi des Prix Nobel ou des rapporteurs spéciaux de l'ONU ont également rejoint cet appel que les signataires considèrent comme le plus large sur la question du vaccin depuis le début de la crise.  


■ La pandémie ruine le Vatican

Le Vatican s'enfonce toujours plus dans le rouge. La pandémie de coronavirus le prive des revenus de ses célèbres musées et l'empêche d'organiser ses grandes collectes de dons. Le déficit annuel du Saint-Siège (les services du pape), oscille généralement entre 60 et 70 millions d'euros (entre 63 et 73 millions de francs) depuis quatre ans, mais selon Juan Antonio Guerrero Alves, qui dirige depuis janvier le Secrétariat pour l'Economie du Saint-Siège, les revenus vont encore baisser d'entre 25 à 45%.  Pour autant «le Vatican ne risque pas la faillite» et ne doit pas être comparé à «une entreprise» destinée aux profits, insiste le père jésuite espagnol sur le portail du Vatican.

Certes, le Vatican dispose d'un grand patrimoine artistique et immobilier, mais les liquidités commencent à s'évaporer. Pour plusieurs raisons: la fermeture des Musées du Vatican, le report des collectes de dons, les ristournes consenties sur les loyers commerciaux, mais aussi l'inévitable chute de rentabilité des placements de la banque du Vatican.

Les Musées du Vatican annoncent leur prochaine réouverture (sur réservation, en portant un masque et avec contrôles de température), mais essentiellement pour des Romains en l'absence de touristes étrangers. Et la collecte annuelle fin juin de dons versés au pape, le «Denier de Saint Pierre», a été reportée au 4 octobre. La grande quête destinée aux activités de charité et au fonctionnement des administrations avait atteint 71 millions d'euros en 2013, dernier chiffre officiel.


■ La revanche posthume d'Adrien Proust, théoricien oublié du confinement systématique

S'il avait vécu aujourd'hui, l'hygiéniste Adrien Proust aurait tracé la géographie du coronavirus, conseillé le gouvernement, préconisé un confinement systématique et décelé quelques frappantes similitudes avec les crises épidémiques du XIXe siècle. C'est l'AFP qui l'écrit, dans une savoureuse évocation du père oublié de Marcel Proust.

L'importance de ce savant auteur d'une vingtaine de volumes – des traités sur les circuits des épidémies dont son essai fameux sur l'hygiène internationale (1873) – a été occultée par la célébrité posthume de l'auteur d'A la Recherche du temps perdu.

Adrien Proust (1834-1903) sera au XIXe siècle l'un des penseurs européens majeurs de la distanciation sociale, de la quarantaine, du cordon sanitaire moderne et du confinement – qu'il appelait «séquestration» –, à une époque où le choléra asiatique, la peste, la fièvre jaune étaient particulièrement meurtrières.

Ce «géographe des épidémies», comme l'a décrit à l'AFP le biographe et spécialiste de Marcel Proust, Jean-Yves Tadié, a tracé «les nouvelles routes des grandes épidémies», voyageant de la Perse à l'Egypte, s'intéressant à leur propagation au pèlerinage de La Mecque. Il s'est beaucoup penché sur l'hygiène dans les transports, notamment maritimes.

Une séquestration rigoureuse, l'interruption des communications par terre ou par mer ont réussi à préserver certains lieux ou certains pays»

... écrivait dans son essai ce prototype du positiviste laïc, républicain, athée, intéressé par la question sociale, et qui devait devenir en 1884 l'inspecteur général des services sanitaires.

Adrien Proust se vantait de n'avoir contracté aucune maladie en gardant ses distances avec des malades qu'il visitait courageusement. Il suffisait, disait-il, de se laver fréquemment mains et visage. S'ils partageaient la même capacité de travail, beaucoup séparait Adrien et Marcel: le père disait dans son traité d'hygiène qu'il «faut triompher de la poussière et aérer». Conseils que le fils, qui s'est confiné la dernière partie de sa vie, n'appliquera jamais. Quand Adrien prônait les fenêtres ouvertes, Marcel était imprégné par la peur de la contamination au point de faire désinfecter au formol les lettres qu'il recevait...


■ Le cri d'alarme de l'OMS

«Nous avons un nouveau virus qui pénètre la population humaine pour la première fois et il est en conséquence très difficile de dire quand nous pourrons le vaincre», a déclaré Michael Ryan, directeur des questions d'urgence sanitaire à l'OMS, lors d'une conférence de presse virtuelle à Genève, hier. «Ce virus pourrait devenir endémique dans nos communautés, il pourrait ne jamais disparaître», a insisté M. Ryan, un peu comme le VIH est resté dans nos vies.


■ Le virus peut-être transmissible par la parole?

Au-delà de la toux ou de l'éternuement, la simple parole pourrait transmettre le coronavirus, selon une nouvelle étude publiée par PNAS: les microgouttelettes de salive générées par la parole peuvent rester suspendues dans l'air d'un espace fermé pendant plus de dix minutes, selon une expérience publiée mercredi dans la revue, et qui souligne le rôle probable des microgouttelettes dans la pandémie de Covid-19.

Lire sur ce sujetUne étude estime que la propagation du coronavirus est possible par la parole


Un instantané

Après 6 semaines de confinement, les habitants de Santa Monica ont enfin retrouvé le droit d'aller au bord de l'océan. La Terre entière est en train de découvrir le concept de «plage dynamique» – zéro farniente sur le sable, mais jeux actifs et promenades.


■ Les Etats-Unis accusent la Chine de piratage

Les Etats-Unis ont accusé mercredi la Chine de chercher à espionner leurs chercheurs dédiés à la lutte contre le nouveau coronavirus.

Selon Washington, le secteur de la santé, mais aussi ceux de la pharmacie et de la recherche, sont «ciblés» par la Chine, qui, via des pirates informatiques, des étudiants ou des chercheurs, tente de leur voler leurs travaux sur un vaccin, des traitements ou de nouveaux tests de dépistage.

Avant que Washington ne porte publiquement ces attaques, la presse s'en était fait l'écho, et Pékin avait dénoncé par avance des «rumeurs et des calomnies».

Depuis des semaines, le président américain Donald Trump accuse la Chine d'avoir dissimulé l'ampleur de l'épidémie, apparue fin 2019 dans la ville de Wuhan, et d'avoir ainsi facilité sa propagation.


Un instantané

Un enfant se cache, sous ces multiples protections


■ Le déconfinement progressif continue

Le championnat allemand de football reprendra samedi, et ses concurrents anglais, espagnol et italien s'apprêtent à l'imiter.

Le gouvernement japonais a confirmé jeudi qu'il comptait lever l'état d'urgence dans la plupart des régions du pays, face au net reflux du nombre de nouveaux cas de Covid-19. Les régions les plus densément peuplées comme Tokyo devront toutefois encore patienter.

Interdites depuis six semaines, les plages autour de Los Angeles, en Californie, ont rouvert, sans qu'il soit autorisé d'y poser sa serviette ou de faire un match de volley. En France aussi, plusieurs stations balnéaires autorisent à nouveau la fréquentation «dynamique» de leurs plages – pas question d'étendre sa serviette pour paresser, ni d'ailleurs de se baigner, seuls les promenades et les jeux sont autorisés. 

Le Royaume-Uni, deuxième pays au monde le plus endeuillé (plus de 33'000 morts), a légèrement levé la chape sur la seule Angleterre, où il est de nouveau possible d'aller travailler, bronzer ou jouer au golf.

Bien que la Russie soit devenue mardi, selon un comptage de l'AFP, le deuxième pays au monde le plus contaminé (plus de 242'000 cas), le président Vladimir Poutine, dont le porte-parole et le premier ministre ont été hospitalisés, a donné son feu vert à un début de déconfinement, en fonction de la situation épidémiologique de chaque région.

A l'inverse, la capitale américaine Washington, où la pandémie tarde à reculer, a prolongé le confinement de sa population jusqu'au 8 juin et les autorités chiliennes ont remis en vigueur cette mesure à Santiago, où les cas ont augmenté de 60% en 24 heures.

En Chine, la vaste agglomération de Jilin, dans la province éponyme frontalière de la Corée du Nord, a placé mercredi ses habitants en confinement partiel après de nouveaux cas de coronavirus faisant craindre une deuxième vague épidémique dans le pays.

En Argentine, un bidonville enraciné au coeur de Buenos Aires, la Villa 31, où vivent entassées plus de 40'000 personnes, est devenu en quelques jours la zone du pays où les cas de nouveau coronavirus progressent le plus fortement. Mais des dizaines de personnes transitent dans les ruelles en terre de la Villa 31 comme si de rien n'était.

L'Afrique est jusqu'à présent relativement épargnée par la pandémie, qui y a officiellement fait moins de 2500 morts. Mais les indices indiquant que ce bilan est fortement sous-estimé se multiplient.

Ainsi, la hausse importante des décès pour la plupart inexpliqués dans le nord du Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, fait craindre une forte propagation du coronavirus dans cette région parmi les plus pauvres du monde.