La Genève internationale n’a pas connu que des heures glorieuses. Quand il fut convoqué par le chef du protocole de la Maison-Blanche Joseph Reed dans son appartement du Watergate à Washington, l’ambassadeur de Suisse Edouard Brunner savait un peu à quoi s’attendre. Il allait devoir s’expliquer sur les incidents qui avaient émaillé, le 23 novembre 1990, la visite du président américain George Bush père à Genève à l’occasion d’un sommet avec son homologue syrien Hafez el-Assad. Des incidents qui auraient pu brouiller les relations entre Berne et Washington et ternir l’image de Genève comme lieu de rencontres au sommet.

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