Un Norvégien présenté comme un ancien sympathisant d’extrême droite a été arrêté samedi à Oslo. La police a découvert dans la semaine des explosifs et des armes à feu à son domicile, a indiqué dimanche la police.

La nouvelle était relayée par tous les médias norvégiens dimanche. Et ce même si l’individu n’a, d’après les informations en possession de la police, aucun lien avec Anders Behring Breivik, l’extrémiste de droite ayant commis une double attaque qui avait fait 77 morts le 22 juillet dans le pays.

Selon le quotidien VG, qui a annoncé l’arrestation, «la police ne dispose d’aucune information qui le lie à Breivik mais, après les attaques terroristes, elle n’a voulu prendre aucun risque et a mis des moyens importants pour retrouver cette personne le plus vite possible».

Alertée à la suite de menaces qu’il aurait proférées, la police a trouvé mardi des armes à feu et des explosifs au domicile de cet homme, près d’Oslo. Ce n’est que samedi qu’il a pu être arrêté dans la capitale, a précisé la police.

Il est poursuivi pour «détention d’armes sans autorisation, possession d’explosifs et menaces». Le suspect «reconnaît la possession de deux fusils de chasse», a indiqué son son avocat, Vidar Lind Iversen, à VG.

La police de Nordre Buskerud, le comté où réside l’intéressé, ne pouvait pas confirmer dimanche qu’un ou des uniformes de police avaient également été trouvés chez lui, comme l’ont affirmé des médias norvégiens.

Selon VG, la police avait déjà découvert chez lui, en 2001, deux pistolets, un kilo d’explosifs et deux uniformes de police. A la fin des années 1990, il avait été condamné pour avoir revendu des armes automatiques à des militants d’extrême droite. Selon son avocat, le suspect «avait des contacts avec le milieu d’extrême droite dans les années 1990 mais n’en a plus aujourd’hui».

Le 22 juillet, Anders Behring Breivik, qui s’est présenté comme un croisé en lutte contre l’islamisation en Europe, avait tué 77 personnes dans deux attaques successives à Oslo et sur une île proche.