Pour fêter la Journée de la liberté, quoi de mieux que des colonnes de véhicules militaires dans les rues? C’est la réponse d’Alexandre Loukachenko à l’appel à manifester lancé par Svetlana Tikhanovskaïa, la cheffe de file de l’opposition biélorusse, pour célébrer l’indépendance (brièvement) retrouvée le 25 mars 1918, devenu la fête nationale officieuse de l’opposition. Mais il n’y a pas eu de grande marche. A la place, des dizaines de micro-rassemblements dans tout le pays, un déferlement de drapeaux blanc-rouge-blanc, symboles de l’opposition, et, surtout, la menace bien visible d’un retour à la violence.