Derrière la porte verte discrète qui abrite les locaux de la Fédération des femmes et du planning familial (Federa) à Varsovie, la militante Antonina Lewandowska se tient près de son téléphone, prête à répondre aux appels à l’aide. Car depuis l’entrée en vigueur de la décision du Tribunal constitutionnel le 27 janvier 2021, jugeant illégal l’avortement en cas de grave malformation du fœtus, les appels de femmes en détresse ont explosé.