Il sera long de 180 kilomètres. Le mur, celui que Varsovie s’apprête à construire «24 heures sur 24» dès le mois de décembre, devrait être prêt d’ici à la fin du premier trimestre 2022. L’objectif? Empêcher les migrants de traverser la frontière qui sépare la Biélorussie de la Pologne. Vols directs, visas, taxis affrétés par le régime pour rejoindre la frontière: Alexandre Loukachenko est accusé d’avoir ouvert une nouvelle route de la migration pour se venger de l’Europe. Alors qu’un nouveau train de sanctions est en préparation à Bruxelles, près de 4000 personnes patientent à ses frontières dans un froid glacial. Fait-on face à une nouvelle crise migratoire «qui pourrait durer des années» comme l’assurait la Pologne mercredi? Le plus urgent est de «sauver les réfugiés à la frontière de l’Europe, qui ne doit pas tomber dans le piège du régime biélorusse», explique Nicolas Tenzer, politologue spécialiste des questions internationales et chargé de cours à Science Po Paris. «Il y va de sa crédibilité.»