Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Des habitants de Morehead City, en Caroline du Nord, calfeutrent leur maison, le 11 septembre 2018.
© AP / David Goldman

états-unis

La population de la côte Est se prépare à l’ouragan «Florence»

Quelque 1,7 million de personnes en Caroline du Sud, Caroline du Nord et Virginie doivent évacuer avant l’arrivée de l’ouragan «Florence». Les préparatifs vont bon train

Supermarchés pris d’assaut, fenêtres calfeutrées et longues files de voitures: la population d’une vaste partie de l’est des Etats-Unis se préparait mardi 11 septembre à l’arrivée de Florence, un ouragan potentiellement dévastateur attendu avec des vents extrêmement violents et des pluies diluviennes.

Dans la journée de mercredi, Florence -déjà rétrogradé à la catégorie 3-, a été rétrogradé une nouvelle fois à la catégorie 2 sur l'échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5, après avoir vu ses vents faiblir à 175 km/h, selon un bulletin du Centre national des ouragans (NHC). Mais «Florence est toujours considéré comme un ouragan majeur extrêmement dangereux» quand il elle approchera des côtes jeudi, a précisé l'organisme qui a mis en garde contre le danger de la montée des eaux.

Les opérations d’évacuation concernent 1,7 million de personnes en Caroline du Sud, Caroline du Nord et en Virginie. Les trois Etats sont les plus menacés par Florence, qui progresse vers l’ouest et le nord-ouest à une vitesse de 28 km/h et devrait atteindre jeudi les côtes américaines, selon le Centre national des ouragans (NHC).

Solidarité

Dans la station balnéaire de Wrightsville Beach, en Caroline du Nord, de nombreux habitants ont cloué des planches de bois sur leurs fenêtres et calfeutré le pied des portes à l’aide de sacs de sable en prévision des vents violents et des inondations. «Nous n’avons pas eu de tempête de cette ampleur ici depuis les années 1950, ça pourrait être chaotique dans le coin pendant une semaine», s’inquiète Jim Wenning, l’un d’eux, qui attend «la dernière minute» avant de décider s’il reste ou évacue les lieux.

A Charleston, certains ont pourtant ignoré les consignes d’évacuation alors que le Soleil baignait la grande ville touristique de Caroline du Sud, où de nombreux restaurants et magasins ont fermé.

Desiree Taylor, une infirmière, va rester dans son appartement de la banlieue de la ville. Elle compte sur ses voisins et leur générateur électrique pour alimenter son réfrigérateur. «Tout le monde est solidaire», explique-t-elle à l’AFP.

D’autres habitants ont choisi de partir. Michael Kennedy, ingénieur chez Boeing, va rejoindre ses parents à Atlanta, en Géorgie. Sa compagne, Emily Whisler, a été réquisitionnée par l’université de médecine de la ville. «Ils m’ont dit d’apporter une couverture et un oreiller, je vais rester là-bas plusieurs jours», a-t-elle dit.

En Virginie, près d’un millier de détenus ont été transférés dans une prison de l’intérieur de l’Etat. Mais en Caroline du Sud, un millier d’autres vont rester dans leur centre de détention «pour leur sécurité», selon les médias locaux citant un porte-parole des services pénitentiaire.

Les supermarchés ont été pris d’assaut par la population qui faisait le plein d’eau, de nourriture et de produits de première nécessité. De nombreux habitants ont également calfeutré portes et fenêtres de leur logement en prévision des vents violents. L’agence fédérale chargée du contrôle des armes à feu (ATF) a également recommandé aux armuriers de mettre à l’abri leurs stocks d’armes, d’explosifs et de munitions.

Victimes potentielles

«C’est un ouragan puissant qui va frapper les côtes de Caroline comme les habitants n’en ont pas vu depuis des décennies», a affirmé Jeffrey Byard, un responsable de la Fema à Washington. Ils doivent s’attendre à des coupures d’électricité, des destructions de bâtiments, de routes et de ponts, ainsi qu’à des inondations d’envergure, des dégâts qui peuvent «potentiellement faire des victimes», a-t-il averti.

Lire aussi: Après une inondation, les zones à risque se repeuplent davantage dans les pays censément protégés

Après les trois Etats côtiers et le Maryland, la capitale fédérale Washington a également déclaré l’Etat d’urgence, redoutant les précipitations portées par l’ouragan qui pourraient provoquer des crues soudaines alors que les sols sont déjà gorgés d’eau après plusieurs jours de pluie.

Le Potomac, qui longe la capitale fédérale, était déjà en crue mardi et inondait la vieille ville d’Alexandria, en Virginie, où les autorités ont fourni des sacs de sable aux habitants pour se protéger de la montée des eaux.

Dans son bulletin de 17 h (23 h en Suisse), le NHC a mis en garde contre une «montée des eaux potentiellement mortelle sur les côtes» de Caroline du Nord et du Sud, jusqu’à la baie de Chesapeake, dans le sud du Maryland.

Inondations majeures

Les autorités s’attendent à des précipitations pouvant atteindre par endroits 63 cm, à des inondations majeures avec des montées d’eau de 35 à 50 cm et à des crues à l’intérieur des terres jusqu’en début de semaine prochaine.

«Nous n’avons été jamais aussi prêt» pour affronter l’ouragan, a assuré le président américain Donald Trump après avoir été informé des mesures mises en place. «Il est terriblement gros, terriblement humide, un niveau d’eau terrible», a-t-il ajouté depuis le bureau Ovale.

Deux autres dépressions suivent Florence dans l’Atlantique. Helene, un ouragan de catégorie 2, a pris une trajectoire nord-ouest et devrait perdre progressivement en vigueur au milieu de l’océan. Avec des vents de 110 km/h, la tempête tropicale Isaac prenait pour sa part la direction des Petites Antilles, qui se remettent encore du passage de Maria.

Entre août et septembre 2017, les trois puissants ouragans Harvey, Irma et Maria ont causé la mort de milliers de personnes et provoqué des milliards de dollars de dégâts dans les Caraïbes et le sud-est des Etats-Unis.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo monde

La Corée du Nord organise le plus grand show du monde. Mais pourquoi?

Cela faisait 5 ans que le pays adepte des grandes démonstrations de force n'avait plus organisé ses «jeux de masse», où gymnastes et militaires se succèdent pour créer des tableaux vivants devant plus de 150 000 spectacteurs. Pourquoi ce retour?

La Corée du Nord organise le plus grand show du monde. Mais pourquoi?

n/a