La Chine doit «pleinement» mettre en oeuvre les recommandations sur la situation dans le Xinjiang, a indiqué jeudi le Département fédéral des affaires étrangères. Toutes les personnes détenues arbitrairement doivent être libérées, et la Suisse demande la fin de toutes les mesures coercitives et discriminatoires à l'encontre des minorités du Xinjiang. (ATS)

Il était 23h47 mercredi soir. Le rapport du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme sur la situation dans le Xinjiang, région du nord-ouest de la Chine où est implantée une forte minorité ouïgoure, a finalement été publié, une dizaine de minutes avant la fin du mandat de la haut-commissaire Michelle Bachelet. La publication met fin à près d’une année d’attente. La crainte des défenseurs des droits humains qui redoutaient qu’il soit trop édulcoré après les très fortes pressions de Pékin ne s’est pas vérifiée. Le rapport ne parle certes pas de génocide, un vocable surtout utilisé par certaines organisations et plusieurs gouvernements occidentaux, mais laisse entendre que des crimes contre l’humanité pourraient avoir été commis.