Vladimir Poutine n’est pas encore échec et mat, mais il est dans une position où il n’a plus de bonne issue. «C’est comme être «zugzwang» aux échecs, explique en visioconférence Boris Bondarev au Temps. Chacun de ses pas, chacun de ses mouvements ne fait qu’empirer sa position, le rend plus faible, plus vulnérable.» L’ex-diplomate russe réfugié en Suisse depuis mai dernier n’a pas écouté le discours du président russe mercredi. «Cela, je ne veux plus le faire.» Mais il continue de lire attentivement les médias et les réseaux sociaux russes. Et son expérience professionnelle – vingt ans de carrière, dont trois ans à la mission russe de Genève auprès de l’ONU – en tant qu’expert du désarmement en fait un observateur privilégié de la guerre en Ukraine.