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Vladimir Poutine et Donald Trump lors du G20 à Hambourg, en juillet 2017.
© SAUL LOEB/AFP PHOTO

Diplomatie

Poutine et Trump tiendront leur premier sommet le 16 juillet à Helsinki

En préparation depuis des mois, la rencontre entre les deux chefs d’Etat, qui ne se sont vus qu’en marge de réunions internationales, a été annoncée simultanément jeudi par le Kremlin et la Maison-Blanche

Donald Trump était arrivé à la Maison-Blanche avec la promesse de réconcilier l’Amérique avec la Russie. Dans un contexte encore dégradé un an et demi après, le milliardaire républicain tiendra son premier sommet bilatéral avec Vladimir Poutine le 16 juillet à Helsinki, en terrain neutre.

Près de dix ans après la «relance» voulue par Barack Obama et qui a tourné à l’échec, la rencontre entre les présidents – qui ne se sont vus jusqu’ici qu’en marge de réunions internationales – constitue une nouvelle tentative de réchauffer des relations entre la Russie et les Etats-Unis qui n’ont jamais été aussi mauvaises depuis la guerre froide.

Donald Trump fait bouger les lignes diplomatiques

La liste des points de désaccord n’a fait que s’allonger ces dernières années, avec le soutien de Moscou au régime syrien, l’annexion de la Crimée puis l’insurrection pro-russe dans l’est de l’Ukraine, les accusations d’ingérence russe dans la présidentielle américaine ou encore l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal, à l’origine d’une vague historique d’expulsions de diplomates, y compris américains.

La rencontre intervient aussi dans un contexte où Donald Trump fait bouger les lignes diplomatiques en se brouillant avec ses alliés européens au G7 ou en rencontrant le leader nord-coréen, Kim Jong-un.

A lire aussi: Entre Donald Trump et Kim Jong-un, un sommet de promesses

Lors de cette rencontre seront abordés «l’état actuel et les perspectives de développement des relations russo-américaines» ainsi que les principaux sujets internationaux, a indiqué le Kremlin dans un communiqué. «Les deux leaders vont discuter des relations entre les Etats-Unis et la Russie ainsi que d’un certain nombre de sujets liés à la sécurité nationale», a précisé de son côté la Maison-Blanche.

«Premiers pas pour rétablir des relations complètes»

Affirmant mercredi soir son intention d’évoquer notamment les crises en Syrie et en Ukraine avec son homologue, Donald Trump s’est montré prudemment optimiste: «Peut-être que cela aboutira à des choses positives», «beaucoup de bonnes choses peuvent intervenir lorsqu’on rencontre les gens».

L’accord pour organiser ce sommet, surveillé de très près aux Etats-Unis où la Russie est accusée d’avoir œuvré en faveur de l’élection de Donald Trump, a été finalisé mercredi lors d’une visite à Moscou du conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Bolton.

Vladimir Poutine, qui l’a reçu tout sourire sous les ors du Kremlin, a affirmé espérer «ne serait-ce que des premiers pas pour rétablir des relations complètes», assurant n’avoir «jamais aspiré à la confrontation». «Il faut malheureusement constater que les relations russo-américaines ne sont pas au meilleur de leur forme», a-t-il ajouté, estimant qu’il s’agissait du «résultat d’une âpre lutte politique interne aux Etats-Unis».

Poutine et Trump pourront «discuter de leurs problèmes mutuels»

Le dernier entretien entre les deux chefs d’Etat remonte à une brève discussion en marge d’un sommet du G20 au Vietnam en novembre dernier. Ils cherchent à se rencontrer depuis la réélection, en mars, de Vladimir Poutine pour un quatrième mandat courant jusqu’en 2024.

Selon le Kremlin, le sommet devrait comporter un tête-à-tête, un repas de travail, une conférence de presse conjointe et la publication d’une déclaration commune. Avant cette rencontre, Donald Trump doit assister au sommet de l’OTAN prévu les 11 et 12 juillet à Bruxelles, puis il est attendu à Londres le 13. Le 15 juillet, Vladimir Poutine devrait assister à la finale du Mondial de football.

Lire également: A l’ouverture de la Coupe du monde, un tournoi de diplomatie à Moscou

Avant de repartir de Moscou, John Bolton a expliqué qu’il était «important que ces deux leaders de deux pays à l’importance critique se rencontrent pour discuter de leurs problèmes mutuels et des domaines de coopération». «Je n’exclus pas qu’ils arrivent à des accords concrets mais il y a de nombreux sujets à aborder», avait-il ajouté.

Le sommet devrait également permettre d’aborder les questions du désarmement, alors qu’aussi bien Moscou que Washington ont fait ces derniers mois des déclarations martiales sur le renforcement de leurs capacités militaires.

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