«Nous sommes absolument ouverts et résolus au partenariat», a déclaré Vladimir Poutine dans une vidéo enregistrée et diffusée lors de l’Assemblée générale des Nations unies. «Nous sommes prêts à partager notre expérience et à continuer d’interagir avec tous les Etats et les structures internationales, y compris pour l’approvisionnement à d’autres pays du vaccin russe qui a prouvé sa fiabilité, sa sécurité et son efficacité», a-t-il poursuivi.

«La Russie est convaincue qu’il est désormais nécessaire d’utiliser toutes les capacités de l’industrie pharmaceutique mondiale afin de fournir un accès gratuit à la vaccination aux citoyens de tous les Etats dans un avenir prévisible», a souligné Vladimir Poutine. Il a également annoncé la tenue prochaine d’une «conférence en ligne de haut niveau avec la participation des gouvernements intéressés dans la coopération pour le développement d’un vaccin contre le coronavirus».

Des essais qui n'ont pas encore passé la phase finale

La Russie avait annoncé début août avoir développé le «premier» vaccin contre le Covid-19, mis au point par le centre de recherches moscovite Gamaleïa. Baptisé Spoutnik V, en référence au premier satellite artificiel de l’histoire conçu par l’Union soviétique, il a été perçu avec scepticisme dans le monde, notamment à cause de l’absence de phase finale des essais au moment de son annonce. Plusieurs hauts responsables russes ont annoncé avoir été vaccinés au Spoutnik V, à l’exemple du ministre de la Défense Sergueï Choïgou ou du maire de Moscou, Sergueï Sobianine. Vladimir Poutine a affirmé qu’une de ses filles avait aussi été vaccinée.

Plus de 20 pays ont passé commande pour l’achat d’un milliard de doses du vaccin, selon le Fonds souverain russe impliqué dans son financement. De nombreux pays travaillent actuellement sur la mise au point d’un vaccin contre le coronavirus, qui a fait près de 965 000 morts dans le monde. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a toutefois dit ne pas s’attendre à une vaccination généralisée avant mi-2021.

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Tensions sino-américaines

Lors d’une autre intervention mardi à l’ONU, l’ambassadeur de Chine a accusé le président Donald Trump de «propager un virus politique» avec ses «accusations infondées» contre Pékin sur la gestion du Covid-19 à l’Assemblée générale de l’institution mondiale.

«Au moment où la communauté internationale se bat vraiment dur contre le Covid-19, les Etats-Unis propagent un virus politique ici à l’Assemblée générale», a déclaré devant la presse Zhang Jun.

Dans son discours à l’ouverture de la grand-messe diplomatique annuelle, le président américain avait attaqué la Chine, accusée d’avoir «lâché cette plaie à travers le monde». La Chine a fermement rejeté «ces accusations sans fondements».