Le précédent Georges Papandréou

Avant Alexis Tsipras, un autre premier ministre grec avait tenté d’utiliser l’arme du référendum face aux bailleurs de fonds. Dès son élection en 2009, le socialiste Georges Papandréou a été confronté à une crise qui s’est prolongée jusqu’à nos jours. Celle-ci a éclaté lorsque son gouvernement a découvert que des chiffres fictifs cachaient une situation économique catastrophique.

Résistance de la rue

C’est lui qui a négocié le premier programme d’aide à la Grèce de 110 milliards d’euros à la fin de l’année 2010. L’année suivante, la situation s’est dégradée, l’obligeant à frapper de nouveau à la porte des bailleurs de fonds. Un accord pour une aide en échange de nouvelles mesures d’économie fut alors signé en octobre avec l’Eurogroupe.

Mais la rue n’en voulait plus. Face à cette résistance, il annonça un référendum le 1er novembre 2011, provoquant la colère des dirigeants européens dont certains se trouvaient alors à Cannes où avait lieu un Sommet du G20. Georges Papandréou y a été convoqué d’urgence et réprimandé par la chancelière allemande Angela Merkel et le président français d’alors Nicolas Sarkozy.

Le référendum n’a jamais eu lieu. Le premier ministre grec, politiquement mort, a quitté le pouvoir dans les jours qui ont suivi.