L’essentiel

Novak Djokovic est à nouveau enfermé dans un centre de rétention à Melbourne, en attendant son audition par la justice au sujet de son visa dimanche.

Dans le canton de Genève, la situation reste critique sur le front hospitalier: 427 personnes étaient toujours soignées rien qu’aux HUG ce vendredi.

 

Retrouvez notre suivi de la journée de vendredi.


■ Premier cas d'Omicron à Pékin, à quelques semaines des JO

Selon la télévision d'Etat chinoise, citée par l'agence Reuters, Pékin a enregistré son premier cas du variant Omicron transmis localement.

Les autorités ont bouclé le complexe résidentiel et le lieu de travail de la personne infectée. Quelque 2430 personnes ayant fréquenté ces deux lieux vont être testées, a indiqué un responsable régional.

La détection du variant à Pékin intervient à moins d'un mois des Jeux Olympiques d'hiver, qui doivent débuter le 4 février dans la capitale chinoise.


■ Des «apéros du vendredi» à Downing Street accablent encore davantage Boris Johnson

Des apéros étaient organisés chaque vendredi à Downing Street pendant le confinement, affirme le journal The Mirror, allongeant la liste des accusations visant le Premier ministre britannique Boris Johnson dont la position semble de plus en plus précaire.

Englué dans un «partygate», le conservateur de 57 ans a présenté ses excuses mercredi au Parlement pour sa présence à l’une de ces fêtes en mai 2020 affirmant qu’il avait pensé qu’il s’agissait d’une réunion de travail.

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Le Mirror affirme que chaque vendredi, les employés de Downing Street ont achevé leur semaine de travail en partageant des verres de vin, une «tradition de longue date» qui a perduré malgré l’introduction de restrictions liées au Covid et interdisant ce type de rencontres. Le journal ajoute que le personnel avait investi dans un réfrigérateur pour garder leurs bouteilles d’alcool au frais et que le Premier ministre était au courant de ces rassemblements.


■ Novak Djokovic retourne en rétention en Australie

Le numéro un mondial de tennis Novak Djokovic a été renvoyé en rétention administrative à Melbourne après l’annulation de son visa pour la deuxième fois par le gouvernement australien.

La présence en Australie de Djokovic «pourrait encourager le sentiment anti-vaccination» et «déclencher une recrudescence des troubles civils», a affirmé le ministre de l’Immigration, Alex Hawke, dans un document présenté devant la justice. Selon lui, le joueur «est susceptible de représenter un risque sanitaire pour la communauté australienne», car elle pourrait dissuader les Australiens de se faire injecter leurs doses de rappel, alors que le variant Omicron continue à se répandre à grande vitesse.

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Tout en admettant que le risque pour que Djokovic contamine lui-même des Australiens est «négligeable», le ministre a estimé que son «mépris» passé des règles sanitaires contre le Covid-19 constitue un mauvais exemple, et donc un risque pour la santé publique.

Selon des documents judiciaires, Novak Djokovic, qui avait été convoqué dans la matinée par les services d’immigration, se trouvait samedi dans un centre de rétention de Melbourne dans l’attente d’une décision judiciaire. Le joueur n’est autorisé à quitter le centre de rétention que pour suivre, en ligne, les audiences judiciaires le concernant depuis les bureaux de ses avocats, et sous la surveillance d’agents de la police aux frontières.


■ Début de la vaccination des enfants au Brésil

La vaccination des enfants de 5 à 11 ans contre le Covid-19 au Brésil a débuté à São Paulo, un mois après son approbation par les autorités sanitaires en dépit des critiques du président Jair Bolsonaro. Un garçon indigène de huit ans en situation de handicap a été le premier à être vacciné.

L’injection a eu lieu lors d’une cérémonie officielle à l’hôpital des cliniques de São Paulo, en présence de Joao Doria, gouverneur de centre droit de l’Etat, farouche opposant de Jair Bolsonaro et candidat à la présidentielle d’octobre lui aussi.

La vaccination de masse des 5-11 ans débutera la semaine prochaine dans tout le pays avec des doses pédiatriques du vaccin de Pfizer-BioNtech. Elle devra être autorisée par les parents. Les enfants atteints de comorbidités et de populations considérés comme plus vulnérables, comme les indigènes, sont prioritaires.

Cette campagne vaccinale débute un mois après le feu vert de l’agence de surveillance sanitaire Anvisa. Depuis, le président Bolsonaro n’a cessé de critiquer cette décision, assurant qu’il ne ferait jamais vacciner sa fille Laura, âgée de 11 ans.