Les explosions ont se sont produites jeudi soir dans une zone où deux groupes de manifestants adversaires se faisaient face. Elles ont fait au moins 45 blessés, selon un premier décompte de l’AFP sur la base des chiffres communiqués par trois hôpitaux. De son côté, Reuters, citant également des sources hospitalières, a fait état d’au moins 50 blessés.

Des «sans couleurs», manifestants qui soutiennent le gouvernement, affrontaient les «chemises rouges», qui exigent au contraire sa démission depuis la mi-mars et contrôlent un important quartier touristique et commercial de la ville. Deux premières explosions ont retenti à quelques centaines de mètres derrière les «sans couleurs».

«L’armée est intervenue pour faire passer une ambulance. Un étranger a été sorti de derrière une petite rue, sur un brancard», a indiqué un photographe de l’AFP. Une journaliste de l’agence a ensuite fait état d’une troisième forte explosion qui a fait au moins trois blessés.

Renforts policiers «Des centaines de «sans couleur» agitaient des drapeaux et semblaient de bonne humeur lorsque l’explosion a retenti. Un homme est tombé sur la route, deux autres sur le trottoir», a-t-elle témoigné.

Le porte-parole du gouvernement, Panitan Wattanayagorn, a évoqué une possible attaque à la grenade. «Les premières informations font état de M79», a-t-il expliqué à l’AFP.

«J’étais près de la police quand j’ai vu comme du feu venir vers moi. Ca allait trop vite, je n’ai pas pu m’enfuir», a indiqué à une télévision locale un homme blessé au dos.

La tension, qui est brusquement retombée juste après les explosions, est ensuite remontée entre les deux groupes, ont indiqué les journalistes de l’AFP.

Les «rouges» étaient protégés derrière des barricades de pneus et de bambous montées en début de semaine. Plusieurs centaines de policiers sont arrivés en renforts.