«Il n’y a personne au monde qui puisse intervenir dans le processus législatif hongrois, qui puisse dire aux députés élus par le peuple hongrois quelles lois ils peuvent ou ne peuvent pas voter», a déclaré Viktor Orban à la radio nationale.

Le Premier ministre conservateur répliquait ainsi indirectement à une série de critiques et d’avertissements au niveau national et international concernant l’adoption prévue vendredi de lois controversées sur la Banque centrale, les religions, «les crimes communistes» ou le fonctionnement du Parlement.

«Nous avons défini nos objectifs, nous allons les atteindre. Si quelqu’un nous aide avec de bons conseils, nous le remercions, s’il désire nous dévier de notre trajectoire, nous l’écartons poliment», a-t-il encore ajouté. La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, s’était inquiétée de «la situation de la démocratie» en Hongrie et la Commission européenne avait adressé à Budapest une mise en demeure de renoncer notamment à son projet de réforme de la Banque centrale.