Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a décliné mercredi une invitation à une conférence sur l'antisémitisme organisée par l'Unesco à New York. Selon lui, l'organisation «prend avec persistance parti» contre Israël. Le pays s'est retiré de l'Unesco en 2017, l'accusant de parti pris anti-israélien, une décision suivant le retrait américain de cette institution.

«Avec le retrait de l'Unesco en 2017, Israël et les Etats-Unis ont clairement affirmé que l'antisémitisme de l'Unesco ne pouvait plus être toléré», a affirmé Benyamin Netanyahou qui se trouve actuellement à New York pour assister à l'Assemblée générale des Nations unies.

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«Quand (...) l'Unesco mettra fin à son parti pris anti-israélien, cessera de nier l'histoire et commencera à se battre pour la vérité, Israël se fera un honneur de la rejoindre mais en attendant, Israël luttera contre l'antisémitisme à l'Unesco et partout ailleurs», a-t-il encore dit. «Depuis 2009, l'Unesco a fait voter 71 résolutions condamnant Israël contre 2 pour l'ensemble des autres pays dans le monde. C'est scandaleux.»

Des griefs de longue date

A New York, Audrey Azoulay, directrice générale de l'UNESCO, n'a pas réagi directement aux propos du Premier ministre israélien. «Le racisme et l'antisémitisme sont des fléaux qui nous concernent tous et qui nécessitent une mobilisation collective», a-t-elle dit, en justifiant la tenue de la réunion. «La lutte contre le racisme et l'antisémitisme par l'éducation fait partie de l'ADN de l'UNESCO», a-t-elle aussi assuré.

«C'est une responsabilité collective à laquelle nul ne doit se soustraire, qui ne doit pas être instrumentalisée et qui nécessite que nous soyons tous unis», a enfin réclamé Audrey Azoulay.

Israël s'est déjà emporté à maintes reprises contre des prises de position de l'institution. L'Unesco avait provoqué la fureur israélienne en juillet 2017 en inscrivant la Vieille ville d'Hébron sur la liste du patrimoine mondial en danger et en caractérisant Hébron, en Cisjordanie occupée, comme ville islamique. Les juifs, dont quelques centaines y vivent aujourd'hui retranchés au milieu de 200 000 Palestiniens, y revendiquent une présence de 4000 ans.

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En 2011, l'Unesco avait décidé de l'admission de la Palestine comme membre à part entière de l'institution.