«Je démissionne aujourd’hui de mon poste de président [du parti]», a déclaré Naoto Kan à des responsables du PDJ, selon l’agence Jiji.

Il doit donner une conférence de presse dans la soirée au cours de laquelle il devrait annoncer à la Nation son départ du gouvernement.

L’élection de son successeur sera organisée lundi par le PDJ et le vainqueur sera élu premier ministre le lendemain par le parlement.

Au Japon, le président du parti majoritaire à la Chambre des députés est assuré de sa nomination à la tête du gouvernement, même avec un Sénat contrôlé, comme c’est le cas aujourd’hui, par l’opposition.

Naoto Kan, 64 ans, qui avait été élu en juin 2010, a finalement jeté l’éponge après avoir essuyé pendant de longs mois les attaques de l’opposition conservatrice, mais aussi celles de son propre camp, pour la gestion jugée calamiteuse de la catastrophe du 11 mars.

Tombé au plus bas dans les sondages d’opinion, le chef du gouvernement de centre gauche est critiqué pour ses hésitations et maladresses face au désastre engendré par l’énorme séisme et le tsunami géant qui ont dévasté les côtes du nord-est du Japon et provoqué un très grave accident nucléaire à la centrale de Fukushima.

Acculé à la démission, Naoto Kan avait en juin promis de quitter le pouvoir une fois que le parlement aurait adopté trois projets de loi qui lui tenaient à cœur. La loi sur une rallonge budgétaire pour la reconstruction dans les zones sinistrées a été votée en juillet, et les deux autres textes, sur l’émission d’obligations d’Etat pour compléter le budget et sur le développement et l’usage des énergies renouvelables, ont été adoptés vendredi.