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Stormy Daniels interviewée par Anderson Cooper, sur CBS. /CBSNews /60 MINUTES/Handout via REUTERS
© HANDOUT

États-Unis

Première interview de Stormy Daniels, qui parle des menaces physiques du clan Trump

De son vrai nom Stephanie Clifford, cette actrice porno aurait été pressée de garder secrète une relation sexuelle avec le président. Elle a laissé entendre avoir en sa possession des preuves de cette aventure

La star du porno Stormy Daniels a affirmé dimanche, lors d’un entretien très attendu à l’émission célèbre 60 Minutes sur CBS, avoir été menacée physiquement par le clan Trump et pressée de garder secrète une relation sexuelle avec le président datant de juillet 2006. Une relation intime démentie par Donald Trump, marié à Melania depuis 2005.

Selon elle, l’incident remonterait à 2011, soit quatre ans après la fin des contacts supposés entre l’actrice et le promoteur immobilier, qui aurait duré un an environ. Stephanie Clifford [son vrai nom] a raconté avoir été abordée par un inconnu sur un parking de Las Vegas, alors qu’elle se trouvait en compagnie de sa fille âgée de quelques mois.

Lire aussi: Donald Trump de plus en plus embarrassé par les accusations d’ex-maîtresses présumées

«Laissez Trump tranquille. Oubliez cette histoire, lui aurait lancé l’inconnu. C’est une très jolie petite fille», aurait-il alors dit en regardant la fille de Stormy Daniels. «Ce serait dommage que quelque chose arrive à sa mère», aurait-il ajouté, avant de s’en aller. L’homme faisait référence à une interview que Stephanie Clifford venait de donner au magazine In Touch, moyennant 15 000 dollars, révélant l’existence d’une relation sexuelle. L’entretien ne sera finalement jamais publié.

Stormy Daniels a déclaré ne pas avoir contacté la police parce qu’elle avait «peur» et ne pas avoir identifié l’individu. «Il ne peut y avoir aucune interrogation sur la provenance de cette menace», a tweeté, après la diffusion de l’interview, l’avocat de Stormy Daniels, Michael Avenatti. «Cela ne pouvait venir que d’un seul endroit.»

Une première interview publique

Bien qu’il ne contienne pas de révélations marquantes, cet entretien à l’émission 60 Minutes, dont la chaîne CBS faisait la promotion depuis plus d’une semaine, place encore un peu plus le président américain dans l’embarras. L’actrice et réalisatrice de films pornographiques s’exprimait pour la première fois publiquement sur le sujet depuis les informations publiées par le Wall Street Journal en janvier.

Le quotidien financier avait évoqué la relation entre Donald Trump et Stormy Daniels et avait révélé qu’un des plus fidèles avocats du président, Michael Cohen, avait versé 130 000 dollars à l’actrice pour acheter son silence, quelques jours avant le scrutin présidentiel de novembre 2016.

Dans l’entretien, Stormy Daniels a affirmé avoir eu une relation sexuelle avec le promoteur immobilier new-yorkais en juillet 2006 en marge d’un tournoi de golf à Lake Tahoe (à cheval entre le Nevada et la Californie). Elle a raconté l’avoir éconduit lors de leur première conversation et avoir fait mine de le fesser avec un magazine sur lequel il apparaissait en une, avant de passer la soirée avec lui.

L’actrice et l’homme d’affaires seraient restés en contact durant un an, essentiellement, selon elle, parce que Donald Trump lui faisait miroiter une place dans l’émission télévisée The Celebrity Apprentice, promesse restée sans suite. Celle qui a démarré sa carrière comme strip-teaseuse a assuré n’avoir pas eu d’autre rapport sexuel avec le milliardaire après la rencontre à Lake Tahoe.

«Je n’ai jamais dit que j’étais une victime»

Lors de l’émission de CBS, l’avocat de Stormy Daniels, Michael Avenatti, a de nouveau laissé entendre que l’actrice avait en sa possession des preuves de sa relation avec Donald Trump. Elle a sous-entendu que ces éléments seraient dévoilés plus tard, sans plus de précision.

L’actrice a saisi début mars la justice pour qu’elle la libère officiellement de son engagement de confidentialité. Une procédure judiciaire est en cours devant un tribunal fédéral de Californie.

Dimanche, elle a souligné que la relation sexuelle qu’elle dit avoir eue avec Donald Trump était consentie, accusant le mouvement #MeToo contre le harcèlement sexuel d’avoir essayé de la récupérer. «Je n’étais pas une victime», a-t-elle martelé, même si elle a dit n’avoir pas désiré un rapport sexuel avec Donald Trump, qui ne l’attirait pas physiquement. «Je n’ai jamais dit que j’étais une victime.»

Lire aussi: L’avocat de Donald Trump a engagé une actrice de films pornographiques

Le président a déjà démenti fermement l’existence d’une relation intime avec l’actrice et réalisatrice de 39 ans, qui a proposé de rembourser les 130 000 dollars touchés en 2016 en échange de son silence.  En revanche, l’un des avocats du milliardaire, Michael Cohen, a admis avoir versé cette somme en précisant avoir puisé dans ses fonds personnels, tout en contestant l’existence de cette relation.

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