Les vétérans du dossier iranien le savent bien: les déclarations théâtrales et les postures ont toujours accompagné la recherche millimétrée et technique d’un compromis sur le programme nucléaire de la République islamique. Celui signé en 2015, bien qu’imparfait, représentait un rare succès de la diplomatie multilatérale. Aujourd’hui, ses signataires essaient de le réanimer. Un petit pas, attendu depuis l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche, fin janvier, a enfin été accompli dans ce sens, vendredi 2 avril, après des semaines de tâtonnements.

La commission conjointe du Plan d’action global commun, le JCPoA (Joint Comprehensive Plan of Action), composée des représentants de l’Iran, de la Chine, de la Russie, de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni, s’est réunie en visioconférence, sous l’autorité du haut représentant de l’Union européenne, Josep Borrell. Les Etats-Unis, pour l’heure, en étaient exclus, ayant quitté l’accord.