Enfin des résultats. C’est le sentiment au Brésil après le fiasco des premières recherches menées par l’armée brésilienne pour retrouver l’épave de l’Airbus d’Air France disparu dans l’Atlantique.

Samedi, à la mi-journée, l’armée a annoncé avoir recueilli, le matin même, deux cadavres d’homme. Dimanche, nouvelle annonce: quatre autres cadavres – dont le sexe n’a pas encore été identifié – ont été localisés à l’aube. Au total, six corps ont donc déjà été retrouvés et d’autres encore ont été aperçus, a expliqué un porte-parole. Il a démenti les informations selon lesquelles un des deux corps d’homme était attaché à un siège.

Pour lui, «il ne fait plus aucun doute que tout ce qui est en train d’être trouvé provient de l’avion accidenté» et que «les corps sont ceux de passagers de cet appareil». Ce qui a été localisé selon lui: «Des fragments d’aile et de la structure» de l’avion, des masques à oxygène, des sièges portant le logo d’Air France et «des centaines d’objets».

Un siège bleu

Samedi, une serviette en cuir contenant un billet d’avion d’Air France, un sac à dos contenant un certificat de vaccination et un ordinateur portable, ainsi qu’un siège bleu portant un numéro de série avaient été récupérés. Air France a confirmé le numéro du billet retrouvé dans la serviette et que celui-ci appartient bien au vol AF 447.

Les autorités ne souhaitent pas se prononcer sur l’état des cadavres, qui seront acheminés à Recife pour les travaux d’identification. Les recherches se poursuivent «vingt-quatre heures sur vingt-quatre» et mobilisent 14 avions, dont deux appareils français, qui «collaborent intensément aux travaux», et cinq navires. Une frégate française s’est jointe dès hier à ce dispositif. Et le sous-marin nucléaire d’attaque «Emeraude» atteindra mercredi la zone du crash.

Selon l’armée, les avions-radars brésiliens, et non les appareils français et américains qui les aident, ont localisé, à environ 900 kilomètres au nord-est de l’archipel de Fernando de Noronha, les deux premiers corps et les objets récupérés samedi. Les cadavres localisés hier se trouvaient à proximité.

La semaine dernière, les autorités avaient annoncé avoir retrouvé des débris de l’avion avant de reconnaître qu’il s’agissait en fait de déchets charriés par les courants. Après ces premières recherches infructueuses, la zone à ratisser a été «réorientée en fonction de la direction et de l’intensité des courants», qui déplacent objets et débris présumés. L’armée avait annoncé samedi son intention d’élargir le périmètre des recherches, les premiers corps ayant été retrouvés en lisière de la zone définie à l’origine.