«Nous voulons créer les conditions pour que dans dix ans l'Allemagne soit à nouveau parmi les trois premières puissances européennes», avait déclaré la nouvelle chancelière lors de son discours inaugural devant le Bundestag, le 30 novembre dernier.

Cinq mesures économiques y figuraient:

- abaissement des coûts sociaux du travail en dessous de 40%

- encouragement à la création d'emplois par les ménages privés (garde des enfants, entretien, soins aux personnes âgées)

- appoint salarial aux plus bas revenus pour garantir un minimum vital;

- assouplissement des conditions de licenciement pour favoriser la création d'emplois

- création d'un pacte national pour la formation et le perfectionnement, soutien à l'innovation.

Un programme d'investissements de 25 milliards d'euros pour quatre ans vient d'être décidé par le gouvernement de coalition. Celui-ci veut créer un climat favorable aux familles pour renverser la tendance démographique: prise en compte des frais d'entretien, congé parental alterné pour les deux parents d'un an assurant 67% du salaire, création de crèches.

Pour la politique étrangère, la priorité va à l'intégration politique européenne et à une Union européenne plus forte, notamment pour la sécurité, et au renforcement des liens transatlantiques.

Pour le déficit du budget, l'Allemagne veut rejoindre les critères de Maastricht et augmentera de 3% la TVA dès 2007.