Sous le feu des critiques d’une partie de l’opposition et de l’étranger qui l’accusent d’accorder une «impunité» aux auteurs d’attaques contre des Palestiniens, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a multiplié condamnations, appels à la fermeté et arrestations, depuis l’incendie criminel du 31 juillet qui avait visé une famille palestinienne.

La police israélienne a annoncé avoir arrêté dimanche plusieurs suspects lors de raids menés dans des colonies de Cisjordanie occupée dans le cadre de l’enquête sur cet attentat. Le 31 juillet, des hommes masqués, présentés par les Palestiniens comme des colons extrémistes israéliens, ont mis le feu à la maison de la famille palestinienne Dawabcheh dans le village de Douma, entouré de colonies dans le nord de la Cisjordanie.

Après l’incendie de la maison, les assaillants avaient recouvert ses murs de slogans proclamant «Vengeance» et «Prix à payer, la signature des colons et activistes d’extrême droite. Brûlé sur la quasi-totalité du corps au troisième degré, Saad Dawabcheh, 32 ans, a succombé à ses blessures et sa femme Riham, 26 ans, et leur autre fils Ahmed, 4 ans, sont toujours hospitalisés, la jeune femme toujours entre la vie et la mort, tandis que le petit Ahmed entame une convalescence qui s’annonce très longue.

Les autorités ont eu recours dimanche à la mesure exceptionnelle du placement en détention administrative de deux jeunes extrémistes juifs arrêtés en début de semaine, portant à trois le nombre d’activistes juifs soumis à ce régime qui permet la détention d’un suspect sans inculpation et pour une durée de six mois renouvelable.