L'essentiel

Mercredi, le Conseil fédéral a annoncé des mesures pour les indépendants, catégorie de travailleurs mise de côté par les premiers appuis économiques.

La situation s'aggrave à grande vitesse aux Etats-Unis, qui affiche la plus grande progression. L'Espagne dépasse désormais la barre des 10 000 morts. Selon un comptage de l'AFP à 10h, plus de 500 000 cas de contaminations ont été officiellement diagnostiqués en Europe.

Aujourd'hui: l'Office fédéral de la santé publique a fait le point avec d'autres administrations en début d'après-midi. Le seuil symbolique des 500 décès est presque atteint. Plusieurs signaux alertent sur une dégradation économique de très grande ampleur dans le monde: le système de chômage américain enregistre 6,6 millions de nouveaux inscrits en une semaine. Et le trafic aérien passagers est en baisse de 15% en mars. Comme en septembre 2001.  

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Les derniers chiffres


■ Un nouveau formulaire en France... sur smartphone

Les attestations dérogatoires à l'obligation de confinement doivent aujourd'hui être produites sur papier aux forces de l'ordre, et cette obligation est difficile à respecter pour les millions de foyers ne disposant pas d'une imprimante: devant la bronca, le Ministère de l'intérieur a finalement accepté que cette attestation puisse être obtenue sous forme numérique, sur un téléphone. On a appris ce jeudi que le nouveau dispositif serait disponible à partir du 6 avril.  


■ Aux Etats-Unis, Wall Street hésite

La Bourse de New York hésitait sur la direction à suivre jeudi peu après l'ouverture, après l'annonce d'un nombre record de demandes d'allocations chômage aux Etats-Unis la semaine dernière: 6,6 millions. Soit deux fois plus que les 3,3 millions de la semaine dernière, qui représentaient déjà un plus haut historique.   


■ En Russie, avril sera chômé payé

Le mois d'avril sera chômé en Russie, mais les salaires préservés, pour ralentir la propagation de la pandémie de coronavirus, a annoncé le président russe lors d'un discours à la télévision.La mesure, en vigueur depuis le 28 mars, a déjà «permis de gagner du temps». Les régions russes pourront choisir quelles entreprises seront néanmoins autorisées à travailler, et quel mode de confinement elles imposent à leur population, précise l'AFP.


■ L'école, refuge pour les enfants face à la violence familiale

Les spécialistes et les rapports d’expérience d’autres pays sont unanimes: la situation actuelle conduira à une augmentation des cas de violence domestique et à un nombre accru d’enfants affectés par la violence. «Une réouverture progressive des écoles en petits groupes dès que cela sera possible selon l’état actuel des connaissances protège les enfants contre la violence», souligne Yvonne Feri, présidente du conseil de fondation de Protection de l’enfance Suisse, dans un communiqué cet après-midi. 


■ Le grand crash du trafic aérien passager

Jamais le trafic aérien passager n'avait autant chuté depuis le 11-Septembre, en 2001, a indiqué ce jeudi l'IATA, l'Association internationale du transport aérien, citée par l'AFP. 


■ Etre prudents et rester chez soi même quand il fait beau

La présence de la police sera renforcée ces prochains jours «de manière notable». Pas question de laisser des attroupements se former. Les adolescents et les jeunes doivent faire preuve de responsabilité envers les autres générations et ne pas sortir alors qu'on nous annonce du beau temps. Et il ne faut pas partir en vacances, filer au Tessin profiter des charmes de cette région «si particulière», mais éviter tous les déplacements inutiles: trois informations qui ont été développées par Stefan Blättler, le président des commandants de police cantonaux, lors de la conférence de presse du jour de l'OFSP qui a commencé à 14h00; vous pouvez la revoir ici: 

Auparavant le Monsieur Coronavirus de la Santé publique fédérale, Daniel Koch, avait estimé que «La hausse n'est plus aussi grave que précédemment. Il est trop tôt pour faire des pronostics fiables et il est trop tôt aussi pour diminuer l'effort».

La taskforce travaille cependant sur des scénarios de sortie de crise, l'un d'eux envisage le recours à une application numérique par bluetooth, PEPP-PT, pour Pan-European Privacy-Preserving Proximity Tracing project, développé notamment à l'EPFL. Ce traçage s'effectuerait par proximité géographique et sur une base volontaire. 

Pour en savoir plus sur ce sujetLa tentation d’une surveillance accrue à cause du virus

Egalement annoncés lors de la conférence de presse, les chiffres issus des cantons à la mi-journée font état de 497 décès, sur un total de 17 998 cas recensés. Des chiffres différents, car fondés sur un autre calendrier de récolte, de ceux de l'OFSP. 

Daniel Koch a aussi précisé que le pays utilisait de 1 à 2 millions de masques d'hygiène par jour (masques à plis). La Confédération dispose d'un stock suffisant, entre 14 et 17 millions de masques. 

Deux cent septante et un projets de recherche ont été reçus depuis quelques semaines pour un budget évalué à 5 millions, qui pourra passer à 10 selon la qualité de ces projets, a aussi indiqué Matthias Egger, le chef de la nouvelle task force qui conseille les autorités. Plusieurs enseignants de l'EPFL (comme Marcel Salathé), de l'ETH, de l'Université de Genève (Samia Hurst) en font partie. «On a aussi répondu à 3 appels européens; dans le cadre de Horizons 2021, 6 des 18 projets financés ont eu une participation suisse. Deux autres appels sont en cours, auxquels la recherche suisse a aussi participé.»

Le taux de chômage est passé à 2,7%. En plus des quelque 1,2 million de personnes touchées par le chômage partiel, la Suisse compte 26'000 sans emploi de plus depuis mi-mars.


■ Avec 213 cas pour 100 000 habitants, la Suisse a une des plus hautes incidences en Europe

La Suisse comptait ce matin à 8h00 18'267 cas testés positifs, soit 1128 de plus en 24 heures. A l'heure actuelle, 432 personnes sont décédées selon l'Office fédéral de la santé publique (OFSP)

La Suisse a désormais l'une des incidences les plus élevées (213 cas pour 100'000 habitants) en Europe, précise l'OFSP dans son rapport. Comme d'habitude ces chiffres se basent sur les déclarations reçues par l'OFSP jusqu’à jeudi matin, ce qui explique la divergence avec ceux communiqués par les cantons.

Sur les 432 personnes décédées, 64% étaient des homme, 36% des femmes. L’âge des personnes décédées va de 32 à 101 ans, avec un âge médian de 82,5 ans.

L’âge des cas confirmés en laboratoire va de 0 à 102 ans, avec un âge médian de 53 ans (50% des cas sont plus jeunes et 50 % plus âgés que cet âge). Au total, 48% des cas sont des hommes, 52% des femmes. Chez les adultes de 60 ans et plus, les hommes sont plus touchés que les femmes, et chez les adultes de moins de 50 ans, les femmes que les hommes.

Par rapport à leur taille, les cantons du Tessin, de Vaud, de Genève et de Bâle-Ville restent les plus touchés. Le taux d'incidence pour 100'000 personnes est de 638,5 au Tessin, 491,3 à Genève, 478,8 dans le canton de Vaud et 413,8 à Bâle-Ville


■ L'année scolaire ne sera pas prolongée

L'année scolaire doit être intégralement validée pour les enfants de l'école obligatoire. Concernant le secondaire II, les élèves doivent obtenir leurs certificats assez tôt pour pouvoir commencer des études ou un emploi à l'automne.

La Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP) a adopté des principes et mesures communs. L'objectif est que des solutions harmonisées au niveau national soient mises en œuvre aux différents degrés de la scolarité et dans la formation des enseignants, indique-t-elle dans un communiqué. Leur mise en œuvre est du ressort des cantons. Pour les diplômés de toutes les filières du degré secondaire II, la possibilité de commencer des études ou un emploi en automne «est garantie», souligne-t-elle.

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Les élèves de dernière année des gymnases, des écoles de culture générale et des filières de maturité professionnelle ainsi que les élèves de la passerelle «maturité professionnelle, maturité spécialisée - hautes écoles universitaires» obtiendront leur certificat «suffisamment tôt». Une décision concernant les modalités de délivrance des certificats sera prise début mai au plus tard. Des scénarios sont en cours d'élaboration. La décision dépendra notamment de l'évolution de la pandémie.

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Concernant la formation professionnelle, la question de la procédure de qualification sera réglée d'entente avec la Confédération et les partenaires sociaux. La protection et la santé des apprentis constituent «une priorité absolue», relève la CDIP.


■ L'UE propose de garantir les plans de chômage partiel des Etats membres

La Commission européenne a proposé de créer un instrument pour garantir jusqu'à 100 milliards d'euros les plans nationaux de soutien à l'emploi mis en place en raison de l'épidémie.

Cet instrument permettra aux Etats membres d'obtenir des prêts de l'UE «à des conditions favorables» pour les aider «à couvrir les coûts directement liés à la création ou à l'extension des régimes nationaux de chômage partiel», explique l'exécutif européen dans un communiqué.

«Nous unissons nos forces à celles des États membres pour sauver des vies et protéger les moyens de subsistance. C'est la solidarité européenne», s'est félicité la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors d'une conférence de presse.

Pour financer les prêts aux États membres, la Commission emprunterait sur les marchés financiers, ce qui permettrait aux Etats membres de bénéficier «des faibles coûts d'emprunt» de l'UE, selon le communiqué. Ces prêts, destinés aux pays dans les situations «les plus urgentes», seraient confortés par "un système de garanties volontaires des États membres».


■ Le président philippin demande à la police de tuer les perturbateurs du confinement

Le président philippin Rodrigo Duterte a demandé aux forces de l'ordre d'abattre toute personne à l'origine de «troubles» dans les régions placées en confinement en raison de la pandémie de coronavirus.

Comme souvent, des responsables philippins ont tempéré les propos de leur président, alors que près de la moitié des quelque 110 millions d'habitants de l'archipel sont confinés chez eux, dont des millions vivent dans la plus grande précarité et se retrouvent sans travail.

Le chef de la police, Archie Gamboa, a assuré jeudi que les policiers ne commenceraient pas à tirer sur les fauteurs de troubles. «Le président a probablement trop insisté sur l'application de la loi en cette période de crise», a-t-il affirmé.


■ 60% du personnel de Lufthansa au chômage partiel 

Lufthansa, maison-mère de la compagnie Swiss, «a inscrit ou compte inscrire» 87 000 de ses 135 000 salariés à des dispositifs de chômage partiel dans les pays où il opère, dont 62 000 en Allemagne, indique un porte-parole du groupe à l'AFP. Le groupe, qui détient notamment les compagnies aériennes Austrian et Brussel Airlines, Eurowings et Swiss, est touché de plein fouet par la pandémie qui entraîne l'arrêt quasi-total du trafic aérien dans plusieurs régions.

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Le groupe avait déjà annoncé vendredi son intention de mettre au chômage partiel 31 000 salariés de sa compagnie Lufthansa en Allemagne au moins jusqu'au 31 août. Dernier accord nécessaire, la direction s'est entendue mercredi avec les représentants des pilotes de Lufthansa et Germanwings pour mettre au chômage partiel 4500 personnes.

L'entreprise allemande a drastiquement réduit ses capacités de transport, soit le nombre de sièges proposés sur ses avions, à seulement 5% et garde au sol 700 de ses 763 avions, entreposés dans plusieurs aéroports et notamment sur une piste d'atterrissage à Francfort. Lufthansa opère actuellement un nombre de vols jamais vu depuis les années 50 dans le cadre d'un plan de vols d'urgence, en place au moins jusqu'au 19 avril.


■ A Berne, un premier centre de dépistage sans ordonnance médicale

La Croix-Rouge suisse (CRS) a élaboré, en collaboration avec le canton de Berne et des scientifiques de renom ainsi que d'entente avec la Confédération, un processus qui pourrait être mis en œuvre à travers toute la Suisse: le premier centre de dépistage du coronavirus accessible sans ordonnance médicale. Ce premier centre a ouvert ce jeudi sur mandat du canton de Berne.

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Il suffira de remplir un simple questionnaire en ligne pour savoir si un test est indiqué et, le cas échéant, obtenir un ticket pour un dépistage. Le pool de personnel médical de l'Alliance suisse des samaritains (ASS) et de la Société Suisse des Troupes Sanitaires (SSTS) permettra de mener des tests à grande échelle. Des experts logistiques de la CRS soutiennent la Confédération dans le cadre de l'acquisition des équipements nécessaires.

Le premier centre de dépistage du coronavirus du canton, installé sur le site de BERNEXPO, a une capacité maximale de 200 à 300 tests quotidiens. Il s'agit d'une offre pilote, approuvée par la Confédération, qui fait l'objet d'un suivi constant et pourrait être étendue rapidement à d'autres sites en Suisse. Les centres doivent être installés sur des zones facilement accessibles en voiture: l'idée est que les personnes puissent se faire tester en restant à l'intérieur de leur véhicule (drive-in), ce pour des raisons à la fois de rapidité et de sécurité.


■ Plus de 2000 Suisses rapatriés 

L'opération de rapatriement du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) continue. Depuis le 24 mars, plus de 2000 Suisses ont été ramenés en Suisse via douze vols en provenance d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie.

Un avion a atterri à Zurich en provenance de Rangoun (Birmanie), annonce le DFAE sur son site. Outre 39 Suisses, ils transportait de nombreux passagers issus d'autres pays européens.

Mercredi soir, c'est un appareil venant de Yaoundé au Cameroun, avec à son bord 268 passagers de la Suisse et d'autres pays européens, qui est arrivé à Zurich. Le vol a transité par Douala, la capitale économique du Cameroun, où il a également pu embarquer plusieurs passagers. Il s'agissait du second vol en provenance d'Afrique subsaharienne. Ces personnes n'ont pas pu organiser elles-mêmes leur retour en raison des restrictions de voyages dues au Covid-19. Des milliers de voyageurs sont encore bloqués à l'étranger, mais impossible de dire combien.


■ Givaudan va produire du désinfectant pour les mains

Le spécialiste des arômes et parfums Givaudan s'est engagé à produire du gel hydroalcoolique pour combler une demande croissante. Une ligne de production dédiée a été installée pour en produire 60 tonnes au cours des deux prochaines semaines, a indiqué la société.

Sur son site genevois de Vernier, Givaudan produira 700 000 bouteilles de 100ml pour en faire don au secteur médical, notamment aux hôpitaux environnants, à celui des transports, avec l'aéroport de Genève et les Transports publics genevois (TPG) comme bénéficiaires ou encore à des services locaux apportant leur soutien à la lutte contre la pandémie.

Du gel hydroalcoolique sera également produit dans des proportions moins importantes sur d'autres sites aux Etats-Unis, en Europe et à Singapour. Au cours des prochaines semaines, l'entreprise souhaite augmenter ses capacités de production pour pouvoir faire d'autres dons. En France, l'entreprise a déjà produit et fait don aux hôpitaux de 850 kg de solution désinfectante sur son site de Pomacle en France.


■ Les directeurs financiers suisses plus optimistes que leur homologues

Les directeurs financiers suisses sont beaucoup moins pessimistes que leurs homologues internationaux. Reste qu'ils craignent également un manque de liquidités et des résultats d'exploitation négatifs, selon une enquête menée par PwC publiée ce jour.

Bien que les directeurs financiers suisses soient plus optimistes que leurs homologues mondiaux, ils redoutent que l'épidémie de Covid-19 n'entraîne un ralentissement économique mondial avec une vague de licenciements et une réduction de la productivité.

L'inquiétude est grande car bien que le Covid-19 n'ait pas encore atteint son pic, les trois quarts des personnes interrogées en Suisse affirment que l'épidémie pourrait avoir un impact majeur sur leur entreprise. Seule une minorité de sondés perçoit l'impact de la pandémie comme étant limité à certaines régions de leur entreprise ou comme un défi isolé sans impact significatif sur les entreprises.

En tout, 75% des directeurs suisses interrogés s'attendent à ce que l'impact de Covid-19 ait un impact négatif sur leurs revenus et/ou leurs bénéfices, tandis que 15% déclarent avoir des difficultés à évaluer l'impact de Covid-19 sur les chiffres d'affaires. Cela est dû aux nouvelles informations et aux découvertes quotidiennes faites sur le Covid-19.


■ Premier décès dans le canton d'Uri

Le canton d'Uri annonce son premier décès. Il s'agit d'une femme de 75 ans qui souffrait déjà de maladies au préalable. Elle n'a pas souhaité que le personnel hospitalier la maintienne en vie de manière artificielle.

Jusqu'à présent, Uri a enregistré 59 cas confirmés de coronavirus. Neuf personnes sont actuellement hospitalisées dans le canton à cause du Covid-19. Treize patients ont déjà pu sortir, guéris, de quarantaine.


■ L'alcool: une denrée de première nécessité?

Si cannabis et confinement font bon ménage, en est-il de même pour la consommation de boissons alcoolisées? Tout dépend des pays... L'Afrique du Sud, par exemple, le pays le plus touché du continent par le Covid-19, en a totalement banni la vente, de même que celle des cigarettes. «Les contrevenants s’exposent à une amende ou à une arrestation», et «la police s’est parfois livrée à des actes de brutalité» contre eux, écrit le Sunday Times de Johannesburg, dans un article repéré par Courrier international.

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■ La Corée du Nord réaffirme qu'elle ne compte aucun cas de coronavirus

La Corée du Nord ne compte aucun cas de nouveau coronavirus, a assuré à l'AFP un haut responsable de la Santé à Pyongyang, au moment où certains pays doutent de l'absence de toute contamination au Covid-19 dans ce territoire.

Cet Etat pauvre et isolé diplomatiquement, entouré de la Chine et de la Corée du Sud, deux pays très touchés par le virus, avait rigoureusement fermé l'ensemble de ses frontières dès la fin janvier et pris des mesures drastiques de confinement.

Jusqu'à présent, aucune personne n'a été infectée par le nouveau coronavirus dans notre pays

Pak Myong Su, directeur du département anti-épidémie au sein du Centre national de lutte contre les épidémies, a insisté sur les efforts ayant permis d'obtenir un tel succès. 

«Nous avons pris des mesures préventives et scientifiques, telles que des inspections et le placement en quarantaine de toutes les personnes entrant dans notre pays, une désinfection complète de toutes les marchandises, ainsi que la fermeture des frontières et la fin des liaisons maritimes et aériennes», a-t-il rappelé.


■ En France, le retour de l'ISF en question 

La crise sanitaire provoquée par l'épidémie pose la question de la participation des «plus riches» à «l'effort collectif», et notamment du rétablissement de l'impôt sur la fortune (ISF), a estimé le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger.

Interrogé sur le fait de savoir s'il fallait remettre en place l'ISF, supprimé en 2018 par le gouvernement, afin de financer la lutte contre la crise sanitaire et économique, Laurent Berger a assuré sur France Info que cette option devait être «bien sûr» envisagée.

«La participation des plus riches, par le biais de l'ISF ou d'un autre dispositif fiscal, elle est posée», a déclaré le numéro un de la CFDT. «Après l'incendie de Notre-Dame, il y avait eu des gestes spontanés de certaines grandes fortunes. Aujourd'hui, on est dans une situation bien plus grave», a souligné Laurent Berger.


■ La fête du slip n'aura pas lieu 

L'organisation a communiqué ce matin l'annulation de la 8e édition du festival des sexualités. 

«A moins de deux mois de la manifestation, la pandémie mondiale et l’incertitude généralisée liée aux mesures sanitaires en Suisse et à l’étranger ont mis un coup d’arrêt à la production de l’événement qui entrait dans sa dernière phase de préparation. Cette décision difficile mais nécessaire n’aurait pu être prise sans les lieux, les artistes et les partenaires qui ont tous·tes soutenu·e·s l’équipe dans ce moment difficile.»

Le festival proposera dès la semaine prochaine et à distance une plateforme aux artistes qui devaient être programmés cette année.


■ Le virus fait chuter la chaîne Vapiano, présente en Suisse sous franchise

La chaîne allemande de restaurants Vapiano, en difficultés ces dernières années, a annoncé jeudi sa mise en faillite, après avoir échoué à éponger ses besoins financiers aggravés par la crise du coronavirus.

L'enseigne connue pour ses plats italiens et ses salades explique dans un communiqué que le Covid-19 a «augmenté considérablement les besoins de liquidités» estimés à 36,7 millions d'euros. Mais «aucun accord final n'a pu être trouvé avec les banques de financement et les principaux actionnaires» pour la renflouer, ce qui a précipité son dépôt de bilan.

Les franchisés allemands et internationaux, dont en Suisse, ne sont pas directement touchés par la demande de mise en faillite de Vapiano SE, ajoute le communiqué.


■ Un instantané: une mosquée à Dakar

Dispersion de désinfectant dans une mosquée à Dakar, 1er avril 2020. Le Sénégal, et le monde du football, ont été endeuillés par le décès de l'entraîneur Pape Diouf, première victime du virus dans le pays.


■ Giuseppe Conte évoque un déconfinement «graduel»

Le premier ministre italien Giuseppe Conte a déclaré mercredi aux dirigeants de l'opposition: «Nous devons planifier un retour à la normalité, et cela doit être fait graduellement pour permettre à tout le monde de retourner travailler en sécurité. Le terme est comparable au retour «par étapes» mentionné par le premier ministre français Edouard Philippe.

Le gouvernement italien est sous pression pour lever les mesures de confinement et relancer une économie au ralenti. Il a prolongé, «au moins» jusque mi-avril, un confinement qui paralyse l'économie.

La pauvreté progresse et le chômage de masse menace. Les experts ont averti que la troisième économie de la zone euro subirait sa pire récession depuis des décennies (-6% en 2020) si le confinement durait jusqu'en mai.

«C'est horrible d'avoir à choisir entre mettre l'économie en stand-by ou mettre en danger la vie de nombreuses personnes», observe l'expert américain Paul Romer, cité par le quotidien Il Fatto Quotidiano, résumé par l'AFP. Le gouvernement a besoin d'un «plan crédible pour mettre fin au confinement très rapidement, tout en garantissant la sécurité des salariés même si le virus est encore présent», ajoute le co-récipiendaire du Prix Nobel 2018 d'économie.


■ Décès d'un bébé aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, un bébé de six semaines est mort du coronavirus dans le Connecticut, a indiqué mercredi le gouverneur de cet Etat américain voisin de New York.

«Les tests ont confirmé hier soir [mardi soir] que le bébé était positif au Covid-19. C'est déchirant. Nous pensons qu'il s'agit de l'une des personnes les plus jeunes, à travers le monde, à décéder des complications dues au Covid-19», a écrit le gouverneur, Ned Lamont.

Le bébé, originaire de la région de Hartford, avait été transporté inconscient à l'hôpital en fin de semaine dernière et n'a pu être ranimé, a précisé Ned Lamont.

Les autorités de l'Illinois avaient annoncé samedi la mort à Chicago d'un enfant de neuf mois, alors la plus jeune personne connue à décéder du virus aux Etats-Unis.


■ Le bilan de début de matinée: l'OMS parle de croissance «quasi-exponentielle»

Le coronavirus a continué mercredi sa course cruelle à une vitesse «quasi exponentielle», selon l'expression employée par l'OMS. Les bilans se sont alourdis: plus de 13 000 morts en Italie, de 9000 en Espagne, plus de 5000 aux Etats-Unis, de 4000 en France...

Plus de 900 000 cas de Covid-19 ont été recensés dans le monde, dont 215 000 aux Etats-Unis où la maladie progresse le plus vite.

Faute de capacité suffisante de dépistage, ces bilans sont très probablement bien en-dessous de la réalité.