Europe de l'Est

La présidence ukrainienne piégée par son désir de paix

Volodymyr Zelensky a promis la paix aux Ukrainiens, mais les concessions qu’il semble prêt à faire aux Russes lui donnent une image de défaitiste auprès d’une partie de la société ukrainienne

Le ballet diplomatique a repris cet automne entre Kiev, Paris, Berlin et Moscou pour trouver une issue à la guerre du Donbass, qui a fait plus de 13 000 morts depuis 2014. La fenêtre de tir est très étroite vu l’état historiquement dégradé des relations entre l’Ukraine et la Russie, en guerre à l’intérieur du territoire ukrainien. Mais les lignes bougent timidement, en raison d’une certaine dose de pragmatisme de la part de Volodymyr Zelensky, qui a fait du retour de la paix dans son pays la pierre angulaire de son mandat, mais aussi d’un volontarisme appuyé côté français et allemand. Paris et Berlin misent, de façon peut-être angélique, sur une prétendue bonne volonté du Kremlin, que les Occidentaux estiment prêt à solder les comptes de la seule guerre active en Europe à l’heure actuelle.

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