Les émeutiers du 8 janvier à Brasilia auraient-ils dû casser la porte du palais présidentiel du Planalto avant de s’y introduire et de saccager une bonne partie des locaux? Ils ne l’ont pas fait et cet «oubli» semble en tout cas avoir convaincu définitivement le président Luiz Inacio Lula da Silva des responsabilités des militaires qui étaient présents sur place et censés empêcher l’intrusion des manifestants dans les lieux. «Je suis convaincu que la porte a été ouverte à ces gens», a-t-il déclaré. De quoi sceller un peu plus la perte de confiance du chef de l’exécutif à l’égard des militaires. En commençant par le général Julio César de Arruda, le désormais ex-commandant des armées, qu’il a limogé samedi 21 janvier.