«C’est une victoire du christianisme, du socialisme et de la solidarité», a déclaré à une radio la porte-parole et épouse du président Ortega, Rosario Murillo. Daniel Ortega a obtenu 66,4% des voix, selon les résultats officiels portant sur 6,7% des suffrages annoncés par le tribunal électoral.

«Nous promettons de continuer à oeuvrer pour le bien commun», a-t-elle ajouté.

L’ancien guérillero, allié du président vénézuélien Hugo Chavez, âgé de 65 ans, affrontait quatre candidats de droite, dont Fabio Gadea, un entrepreneur octogénaire et professionnel de la radio, qui arrive 2e avec 26 % des voix selon ces mêmes résultats partiels.

Des milliers de Nicaraguayens sont descendus dans les rues des grandes villes dont Managua pour manifester leur joie à coups d’avertisseurs et de feux d’artifice.

Quelque 3,4 millions d’électeurs de plus de 16 ans du pays le plus grand, mais aussi le plus pauvre, d’Amérique centrale, étaient appelés à cette élection présidentielle, sous la surveillance d’observateurs internationaux. Des législatives se déroulaient le même jour.

Daniel Ortega avait obtenu de la Cour suprême une décision controversée l’autorisant à briguer un deuxième mandat consécutif de cinq ans, contrairement à ce que prévoit la Constitution nicaraguayenne.