Lors de la votation de dimanche dernier, 46,13% des Roumains se sont rendus aux urnes pour s’exprimer en faveur de la destitution de leur président ou contre cette mesure. Pour que cette dernière puisse être validée par la Cour constitutionnelle, le taux de participation aurait dû dépasser les 50%, ce qui n’est pas le cas. C’est donc par défaut que le président Traian Basescu reste à son poste.

Victor Ponta, premier ministre social-démocrate roumain, s’inquiète de ce résultat. Il souligne que sur les 46,13% de votants, plus de 80% ont voté en faveur de la destitution du président en fonction, soit plus de 8 millions de personnes. «Il va rester […] mais il n’a plus aucune légitimité […] Qu’est-ce qu’on va faire? On doit défendre les Roumains qui ont voté pour la destitution et les protéger du chef de l’Etat à venir.»

Pour ce faire, Victor Ponta se fixe pour objectif de «diminuer le préjudice créé auprès des Roumains par la présence de Traian Basescu et des profiteurs autour de lui.» La collaboration entre les deux hommes n’est donc pas à l’ordre du jour. «Qu’a-t-on à discuter avec un homme que les Roumains ont rejeté?» se demande Victor Ponta. La cohabitation s’annonce difficile.