L’exécutif français se reposera désormais sur Christophe Castaner pour manier la calculette parlementaire et anticiper les votes avant chaque projet de loi. L'ancien ministre de l'intérieur français, dont le Chef de l'Etat soutenait la candidature, a finalement été lu jeudi matin président du groupe La République en Marche (LREM) à l'Assemblée nationale. A charge pour lui de recoller les morceaux parmi les députés du parti présidentiel, crée de toutes pièces par Emmanuel Macron, désormais loins des 308 députés et de la majorité absolue des 577 sièges acquise au lendemain des législatives de juin 2017. Diminué par plusieurs dissidences, son effectif a en effet de nouveau fondu cette semaine, alors que ses journées de rentrée se tiennent à Amiens (Somme), la ville… où le chef de l’Etat a grandi.

Dernière fracture en date ? Trois nouveaux députés macroniens rejoint le Modem, la formation centriste de François Bayrou – membre de la majorité – faisant, après plusieurs autres dissidences, tomber ses effectifs à 279 élus, soit dix de moins que les 289 requis pour la majorité absolue. Parmi eux? La présidente de la commission des Affaires européennes Sabine Thillaye, députée franco-allemande d’Indre et Loire. Un symbole, tant Emmanuel Macron se profile sur l’Europe, à un an et demi de la présidence tournante française de l’Union, au premier semestre 2022. En pleine campagne présidentielle…