La Hongrie a enregistré une baisse de ses livraisons de gaz russe de 40%. Il est demandé aux grands consommateurs d'utiliser du pétrole à la place du gaz naturel. L'Autriche , qui importe de Russie 59% de son gaz, a vu son approvisionnement diminuer d'un tiers. Les pénuries, pour les entreprises, ne sont pas exclues. La Slovaquie dépend entièrement du gaz russe. Elle a enregistré une baisse de 30%. Les clients seraient à l'abri d'une pénurie pour le moment. La P ologne (gaz russe à 42%) a noté une baisse qui est allée jusqu'à 50%. La Roumanie (un quart de son gaz) a constaté une baisse de 25%. La Croatie (40%) note 33% de perte. Si la crise se prolonge, l'approvisionnement des industriels pourrait être réduit. La R épublique tchèque (70-75%) n'a pas enregistré de baisse dépassant «la flexibilité convenue». La France (24%) enregistre une baisse entre 25 et 30%. Seulement 4% de la consommation pourrait être touchée. En Grande-Bretagne , les répercussions seraient moindres qu'ailleurs. En Allemagne, les quantités livrées sont en baisse. A elle seule, la Russie fournit plus de 35% du gaz consommé dans le pays, mais Berlin a aussi des contrats de livraison avec d'autres pays, et des réserves suffisantes pour 75 jours. L'Italie a minimisé les conséquences pour la Péninsule, dépendante à 36,5% de la Russie. Le groupe italien Eni a cependant annoncé une baisse de 24% de ses importations de gaz naturel russe.

La Suisse ne craint pas pour son approvisionnement en gaz. «La plus grande partie du gaz que nous consommons dans notre pays vient pour l'essentiel de mer du Nord et de grands opérateurs internationaux», selon le président de Swissgaz.