La presse britannique a donné, jeudi, son approbation au choix du prince William et de sa femme Kate de nommer leur bébé George Alexander Louis, estimant que cela respirait «l’autorité royale». Déjà.

«Le bébé formellement connu comme George Alexander Louis de Cambridge», a titré le Sun, faisant référence avec humour au changement de nom au début des années 90 du chanteur pop Prince, qui avait alors été affublé par la presse du nom d’«artiste anciennement connu sous le nom de Prince».

Le Daily Mirror a, de son côté, opté pour un jeu de mots très british avec «Garçon George» (Oh, boy et Boy George), tandis que le Guardian a affiché une photographie du nouveau bébé surmontée des mots «un garçon nommé George: le couple royal choisit un nom fait pour un roi». Parce que le Big Data est partout, le journal montre en chiffres et en graphiques à quel point le prénom est populaire aujourd’hui, et un peu partout…

«Le bébé destiné à devenir le roi George VII», a titré le Daily Telegraph qui, dans son éditorial, loue le couple royal: «Il est difficile de contester le choix du duc et de la duchesse de Cambridge. Cela pose une autorité royale, une solidité et une identité britannique.»

Le Daily Express a choisi «Par George» (by George!), se félicitant que le couple royal ait choisi «un nom noble usité par six rois précédents». Même si ce nom est lié chez ses prédécesseurs à «la folie, la bigamie et l’abdication»

Le Times a titré «Kate et William respectent la tradition, par George», mais a aussi encensé le couple royal pour leur geste de modernité: «Ils auraient pu être n’importe quel couple de la classe moyenne fier de leur nouveau-né», peut-on lire dans les colonnes du quotidien. Pas sûr que ce soit ce que certains monarchistes aimeront lire.

Enfin, à ceux qui veulent en savoir plus, on ne peut que recommander de reprendre le Financial Times de mardi, qui revenait sur la mode que les noms royaux, très prescripteurs, lancent.

Pour ceux qui pensent que le sujet est sans intérêt: à lire absolument, le papier du très républicain Le Monde, «Au bac, les Madeleine dominent les Kevin», sur les liens entre milieu social, prénoms et résultats scolaires. On se doutait qu’il vaut mieux s’appeler Irène ou Gaspard que Kimberley ou Kevin. Cela reste édifiant.