Sous la pression de derniers bilans climatiques alarmants, la communauté internationale se retrouve lundi 6 novembre à Bonn avec pour mission d’avancer sur la mise en œuvre de l’accord de Paris. Cette COP23 rassemblera les représentants de près de 200 pays jusqu’au 17 novembre.

Les Etats-Unis, pourtant donnés partants par leur président Donald Trump, seront de la partie. Un rapport scientifique américain approuvé par la Maison-Blanche est venu le souligner vendredi: la période actuelle est la plus chaude de l’histoire de la civilisation moderne, et la situation va empirer sans une forte réduction des gaz à effet de serre (GES).

Juste avant, un bilan de l’ONU a mis en garde contre l’écart «catastrophique» entre actions et besoins, au terme d’une année marquée par des désastres de grande ampleur, comme le dérèglement climatique en promet selon les experts. Un bilan provisoire des températures pour 2017 doit être publié lundi à Bonn par l’organisation météorologique mondiale.

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«Une action forte»

«Nous devons préserver le consensus mondial en faveur d’une action forte» contre le réchauffement, a indiqué le premier ministre fidjien Frank Bainimarama, qui présidera la conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP23). «Où que nous vivions, nous sommes vulnérables et devons agir», insiste le responsable, qui ouvrira la conférence à 10h00.

A Paris en 2015, les Etats ont présenté des engagements de réduction des GES qui se révèlent insuffisants. Or si le monde veut rester sous 2 degrés Celsius de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, le pic d’émissions de GES devra survenir au plus tard en 2020, préviennent les scientifiques.

Tout l’enjeu est désormais de conduire les pays à réviser leurs ambitions. Et la première étape sera de lancer à Bonn un «dialogue» d’une année, autour des actions menées et à mener.
L’autre mission très concrète de cette COP23 sera d’avancer sur les règles d’application de l’accord de Paris, une phase technique et éminemment politique: comment les pays rendent compte de leurs actions, quel suivi pour l’aide financière promise par les pays riches…
Environ 20 000 participants, dont une délégation suisse, sont attendus à Bonn: délégués, chefs d’Etats, activistes, scientifiques, mais aussi représentants de collectivités ou d’entreprises.