«J’étais dans mon chalet lorsque c’est arrivé. D’abord j’ai cru à une secousse habituelle, comme cela arrive souvent. Quand le tremblement s’est intensifié, j’ai commencé à m’inquiéter. J’ai emmené mes clients dans le jardin, tout bougeait, j’avais les jambes qui flageolaient. Heureusement, c’est un vrai chalet en madrier, du solide! J’ai plusieurs bâtiments dans la région. Dans l’un de mes appartements, une conduite d’eau a explosé, tout était inondé. Je suis parti m’occuper des réparations et, en chemin, j’ai vu une foule de gens qui attendaient un taxi ou se résignaient à rentrer chez eux à pied. Imaginez, Tokyo, c’est l’équivalent de trois fois la population de la Suisse dans un espace grand comme la Suisse romande! Une nouvelle secousse violente est annoncée dans la nuit. Chez moi, j’ai déjà tout prévu: 80 litres d’eau en bouteilles et un mélange de noix. C’est notre côté suisse, l’esprit bunker!»