Ce lieu est destiné à accueillir les musulmans qui prient habituellement dans deux rues Polonceau du quartier multiethnique de la Goutte d’Or (nord de Paris), faute de lieux appropriés.

Jeudi, le recteur de la grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, avait annoncé un accord entre l’Etat et les représentants de la communauté musulmane pour ouvrir dès vendredi cette mosquée.

Les mosquées de la rue Myrha et de la rue Polonceau seront fermées pendant trois à quatre semaines pour la prière du vendredi, afin que les fidèles s’habituent à se rendre dans le nouveau site, boulevard Ney.

Mais le nouveau lieu de culte n’accueillera pas pour l’instant de prières quotidiennes car «il y a des améliorations à faire», selon le recteur de la mosquée rue Myrha, Mohamed Hamza, qui en estime le coût à 30 000 euros.

L’imam de la mosquée de la rue Polonceau, Moustapha Hamdaoui, s’est félicité de l’ouverture de l’ancienne caserne. «Cela soulage. Nous avons entre 2500 et 3000 fidèles et les gens n’aiment pas prier dans la rue, sous la pluie ou sous le soleil.»

Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant avait prévenu dimanche qu’il n’y aurait «plus de prière dans la rue dès le 16 septembre».

«Si d’aventure il y a des récalcitrants, nous y mettrons fin», a-t-il averti, laissant entendre qu’il n’excluait pas de recourir à la force pour faire respecter la loi, dix ans après l’apparition de ce phénomène.