L’essentiel

Malgré ses 169 177 visiteurs, la Foire du Valais n’a pas provoqué de hausse des contaminations.

L’Inde a administré hier sa milliardième dose de vaccin contre le Covid-19,

La ville de Melbourne met fin à sa série de six confinements, une des plus longues au monde.

En Nouvelle-Zélande, la fin des confinements attendra que 90% de la population soit vaccinée.

A partir du 1er novembre, fini la quarantaine en Thaïlande pour les voyageurs de plus de 40 pays, dont la Suisse, s’ils sont vaccinés et s’ils présentent un test PCR négatif.

Retrouvez  notre suivi de la journée de jeudi

 


■ En Grèce, le tourisme en forte hausse, mais toujours affecté par la pandémie

Les arrivées de touristes étrangers en Grèce ont fortement augmenté cette année, après l'effondrement de 2020 lié à la pandémie, mais elles restent toujours très en dessous de leur niveau d'avant-Covid, selon des chiffres de la Banque centrale publiés ce vendredi.

Les arrivées ont bondi de près de 80% sur les huit premiers mois de l'année par rapport à la même période de 2020. Sur la période, 8,6 millions de touristes étrangers ont visité le pays, dont 4 millions sur le seul mois d'août, où le rebond a atteint 125,5%. Les Allemands représentent le contingent le plus important (1,5 million de visiteurs, +111,1% sur huit mois), suivis des Français (775 000, +184,8%) et des Britanniques (723 000, +37%).

Cette hausse s'est traduite par une augmentation de 135% des recettes touristiques sur les huit premiers mois de l'année, soit près de 6,6 milliards d'euros. Mais ces chiffres restent encore loin du niveau de 2019, avant la pandémie, quand quelque 21,8 millions de touristes avaient dépensé 13,2 milliards d'euros.

Cette année, l'ouverture officielle de la saison touristique dans le pays à la mi-mai, avec un mois d'avance sur 2020, a donné un coup de pouce au secteur. Avant l'été, la Grèce a également mené une grande campagne de vaccination, notamment dans les îles, ses destinations les plus populaires, afin d'éviter tout nouveau confinement.


■ Une hausse des décès en Europe et aux Etats-Unis cette semaine

Après deux mois de décrue, la pandémie s'est fait plus virulente cette semaine dans le monde, en raison d'une dégradation de la situation sanitaire en Europe et aux Etats-Unis*. Avec 410 654 contaminations enregistrées quotidiennement dans le monde cette semaine, l'indicateur repart en légère hausse au niveau mondial (+2% par rapport à la semaine précédente).

La pandémie, qui reculait depuis fin août, a regagné du terrain notamment en Europe, dans les pays où la vaccination est moins avancée, mais aussi au Royaume-Uni qui a levé cet été quasiment toutes les restrictions sanitaires. Une augmentation de 10% des morts est ainsi observée en Europe et de 9% dans la zone Etats-Unis/Canada. Ils reculent fortement en Asie (-17%). Les États-Unis enregistrent le plus grand nombre de morts quotidiennes: 1703 en moyenne cette semaine. Le pays est devant la Russie (1011) et la Roumanie (389).

Cette semaine, la situation s'est encore dégradée en Europe, avec une poussée de 16% des nouveaux cas répertoriés. Un nombre également reparti à la hausse au Moyen-Orient (+2%). La Syrie est le pays où l'épidémie accélère le plus (+153%, 1459 nouveaux cas par jour). Derrière ce pays figure en République tchèque (+95%, 2053 nouveaux cas par jour), en Hongrie (+80%, 1344) et en Pologne (+78%, 3592).

En proportion de la population, hors micro-États, le pays ayant recensé le plus de nouveaux cas cette semaine reste la Lettonie (846 pour 100000 habitants) devant la Géorgie (771) et la Lituanie (686). À l'inverse, Cuba (-38%, 1840) est le pays qui enregistre la plus forte décrue cette semaine, devant les Philippines (-36%, 5983), le Guatemala (-28%, 1022), Myanmar (-27%, 1038) et le Mexique (-25%, 3997). 

*Indicateur important, le nombre des cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel des contaminations et les comparaisons entre pays sont à prendre avec précaution, les politiques de tests différant d'un pays à l'autre.


■ Le vaccin anti-Covid de Pfizer est efficace à 90% chez les 5-11 ans

Le vaccin contre le Covid-19 produit par Pfizer-BioNTech est efficace à 90,7% pour prévenir les formes symptomatiques de la maladie chez les enfants âgés de 5 à 11 ans, affirme ce jour l'entreprise dans un document soutenant sa demande d'autorisation pour cette tranche d'âge aux Etats-Unis. Ces nouvelles données ont été publiées sur le site de l'Agence américaine des médicaments (ou FDA), dont un comité consultatif doit se réunir mardi prochain pour étudier cette demande d'autorisation.

L'efficacité du vaccin contre les formes symptomatiques confirmées du Covid-19 au moins 7 jours après la deuxième dose (...) était de 90,7%, écrit Pfizer dans ce document.

Il s'agit des résultats d'une étude portant sur environ 2 250 enfants de 5 à 11 ans, dont plus de 1 500 ont reçu le vaccin et 750 un placebo. Les participants ont été suivis sur au moins deux mois après les injections. Les résultats signifient qu'en comparant les deux groupes, le risque de tomber malade du Covid-19 a été réduit de plus de 90% pour le groupe vacciné.

Il n'y a eu aucun cas grave de la maladie ni aucun cas de MIS-C – syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique – observés, pousruit-il

Le laboratoire a aussi précisé qu'aucun cas de myocardite, une inflammation du muscle cardiaque, n'avait été observé chez ces enfants après la vaccination. Le dosage pour les enfants a été adapté à 10 microgrammes par injection, contre 30 microgrammes pour les groupes plus âgés.

En cas de feu vert des autorités sanitaires américaines, les injections pourraient commencer dès début novembre aux Etats-Unis. Le pays compte 28 millions d'enfants entre 5 et 11 ans.


■ La reprise des prières collectives à Téhéran après 20 mois d'arrêt

L'Iran, pays le plus touché du Moyen-Orient par la pandémie de Covid-19, a autorisé les fidèles à assister aux prières du vendredi à Téhéran pour la première fois en près de 20 mois, annonce ce vendredi l'agence de presse iranienne Isna. Des centaines de fidèles étaient ainsi présents dans la salle de prière de l'Université de Téhéran – portant des masques et respectant un mètre de distanciation physique – pendant que des employés vaporisaient les lieux avec des produits désinfectants, a constaté un photographe de l'Agence France-Presse.

Fermées progressivement dans toute la République islamique depuis février 2020, les mosquées avaient été autorisées à rouvrir leurs portes pendant le ramadan (du 25 avril au 24 mai 2020), mais uniquement dans les zones les moins affectées par le virus et pas dans la capitale. Ces derniers mois, des prières ont toutefois été organisées en plein air, dans les cours de mosquées, avec un nombre limité de fidèles, à Téhéran et dans d'autres grandes villes iraniennes.

Le nombre des cas quotidiens et de décès en lien avec le coronavirus est relativement en baisse dans le pays, qui avait enregistré un record de cas en août dernier. Le pays a ainsi dénombré plus de 5,85 millions de cas dont environ 125 000 morts depuis le début de la pandémie. Jusqu'à présent, quelque 50,3 millions de personnes ont reçu une première dose de vaccin et 28 millions de personnes ont été complètement vaccinées, sur une population de 83 millions d'habitants.


■ L'armée française envoie des renforts médicaux en Nouvelle-Calédonie

Une quarantaine de soignants et logisticiens vont être dépêchés par l'armée française en Nouvelle-Calédonie pour faire face à la flambée de Covid-19, annonce le gouvernement dans un communiqué.

L'archipel du Pacifique est confronté à une violente première vague de coronavirus, qui a fait 245 morts depuis début septembre et qui jette le trouble sur l'organisation du référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie – prévu le 12 décembre. Les indépendantistes demandent son report à 2022 en raison de l'épidémie, tandis que les loyalistes prônent son maintien.

Une équipe du Service de santé des armées (SSA) et du régiment médical de l'armée de Terre (RMED) sera déployée sur place à partir du 25 octobre, détaille le communiqué des ministères des Armées et des Outre-mer. Ces militaires permettront de faire fonctionner cinq lits de réanimation à la fin du mois.

L'armée a déjà envoyé à plusieurs reprises des renforts médicaux en Outre-mer pour faire face au Covid: en Guyane entre mai et juillet, ainsi qu'en Martinique entre août et octobre.


■ L'Allemagne vigilante face à une reprise des infections

Le gouvernement allemand s'est dit vigilant ce vendredi face à la récente remontée du nombre de nouveaux cas de Covid-19 dans le pays, dans toutes les tranches d'âge.

Avec l'augmentation des chiffres d'infection, nous observons un durcissement de la situation à tous les niveaux, qui concerne aussi les unités de soins intensifs», déclare le porte-parole du ministère de la Santé, Oliver Ewald, lors d'une conférence de presse à Berlin.

L'institut de veille sanitaire Robert Koch (ou RKI) constate «depuis la fin du mois de septembre une tendance à la hausse du taux d'incidence sur 7 jours [...] Il faut s'attendre à ce que l'augmentation du nombre de cas s'accélère au cours de l'automne et de l'hiver.» Ce taux s'élevait vendredi à 95,1 pour 100 000 habitants dans le pays. La semaine précédente, il s'établissait encore à 68,7.

Vendredi, le RKI a dénombré 19 572 nouvelles infections, la valeur la plus haute depuis début mai – une hausse de 70% sur une semaine. L'Allemagne enregistre 116 décès ces dernières 24 heures. Selon les chiffres officiels, 66,1% de la population est totalement vaccinée et près de 70% a déjà reçu une première injection. Le RKI estime cependant un peu plus élevé le pourcentage réel de la population vaccinée.

En Allemagne, la présentation d'un passe sanitaire est exigée pour accéder à de nombreux lieux et manifestations.


■ Une vague épidémique meurtrière en Russie

Le Kremlin a reconnu ce vendredi l'échec de sa campagne de vaccination anti-Covid en comparaison à l'Europe, mais a pointé du doigt la responsabilité de la population alors que la Russie se trouve en pleine vague épidémique meurtrière.

Le pays enregistre aujourd'hui de nouveaux records quotidiens de décès et de contaminations, avec 1 064 morts et 37 141 nouveaux cas. Méfiants à l'égard du de la vaccination, à peine un tiers des Russes se sont fait vacciner depuis le mois de décembre. 


■ Kiev s'apprête à réintroduire des restrictions strictes

L'Ukraine enregistre ce vendredi un record de nouvelles contaminations et de décès dus au coronavirus, pour la deuxième journée consécutive. La capitale, Kiev, s'apprête à réintroduire des restrictions strictes.

Selon les chiffres du gouvernement, 23 785 nouvelles infections ont été recensées ces dernières 24 heures et 614 personnes sont mortes dans cette ex-république soviétique, dont le système de santé manque cruellement de ressources.


■ Du personnel soignant guadeloupéen suspendu

En Guadeloupe (Antilles françaises), l'Agence régionale de santé (ARS) a annoncé que la suspension de près de 600 soignants et soignantes qui refusent l'obligation vaccinale «était en cours.»

L'Agence se félicite néanmoins d'«une phase plutôt positive», car environ 66% du personnel soignant est désormais vacciné, contre quelque 30 à 40% les semaines précédentes.

Lire encore: Outre-mer, le drame sanitaire n’en finit pas

Sur l'île, qui a connu une flambée épidémique cet été, les indicateurs sont désormais en baisse. En conséquence, les restrictions sanitaires devraient s'alléger.


■ 2,6 millions de bicyclettes portugaises

Avec la crise sanitaire, les commandes de vélos se sont envolées au Portugal, pays numéro un en Europe pour la fabrication de bicyclettes.

Le secteur souffre toutefois de quelques perturbations dans la chaîne d'approvisionnement mondial. Les délais de livraison de composants peuvent aller jusqu'à deux ou trois ans selon les fournisseurs, majoritairement asiatiques.

Sur ce sujet: Pénuries dans l’univers de la petite reine

En 2020, le Portugal a produit 2,6 millions de bicyclettes, dont la quasi-totalité a été exportée, ce qui le place au premier rang européen devant l'Italie et l'Allemagne, indique Eurostat.


■ En Chine, un dépistage massif après quelques cas

La ville de Pékin va tester une partie de ses habitants suite à l'apparition de quelques cas de Covid en banlieue de la capitale chinoise liés à un groupe de touristes,rapporte ce vendredi un média d'Etat. Le ministère chinois de la Santé a fait état vendredi de 28 nouveaux cas locaux de Covid-19 au niveau national.

La Chine maintient une politique sanitaire qui vise le «zéro infection», au prix d'un strict suivi des déplacements et d'une limitation draconienne des entrées sur son territoire. Mais le pays asiatique recense malgré tout régulièrement des cas sporadiques. La Chine a ainsi enregistré ces derniers jours quelques dizaines de malades du Covid-19. Selon les autorités sanitaires, quatre personnes ont été testées positives à leur retour à Pékin. Toutes s'étaient rendues en Mongolie intérieure (nord) où le nouveau foyer a été détecté.

En réaction, quelque 35 000 personnes du district de Changping où elles résident, dans le nord-ouest de Pékin, vont être testées elles-aussi, annonce l'agence officielle Chine nouvelle. Le calendrier n'a pas été précisé. Le nouveau foyer épidémique se trouve à plus de 650 km de Pékin, dans la ville frontalière d'Erenhot en bordure de la Mongolie. Les habitants y ont reçu l'ordre de rester chez eux. La dégradation des conditions sanitaires dans cette région houillère tombe au plus mal pour la Chine, touchée par des pénuries d'électricité faute notamment de pouvoir approvisionner ses centrales en charbon, qui en sont très dépendantes.


■ La Suisse compte 1288 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

Selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), le pays recense ce vendredi 22 octobre 1288 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures. On déplore trois décès supplémentaires et 36 malades ont été hospitalisés.

  • Durant ces dernières 24 heures, les résultats de 26 486 tests ont été transmis
  • Le taux de positivité s'élève à 4,86%
  • Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 13 502, soit 155,03 nouvelles infections pour 100 000 habitants
  • Le taux de reproduction – qui a un délai d'une dizaine de jours – est de 1,14
  • Les patients Covid-19 occupent 12,10% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 75,70%
  • 62,47% des Suisses et Suissesses ont déjà reçu deux doses de vaccin
  • Le pays dénombre 7559 personnes en isolement
  • 5105 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine

■ La Thaïlande s’ouvre aux touristes vaccinés

A partir du 1er novembre, fini la quarantaine en Thaïlande pour les voyageurs de plus de 40 pays, dont la Suisse, s’ils sont vaccinés et s’ils présentent un test PCR négatif.

Le premier ministre thaï Prayut Chan-O-Cha a fait cette annonce jeudi, précisant qu’il s’agissait pour son pays de «stimuler le secteur du tourisme et des autres secteurs économiques». La semaine dernière, il déclarait que dix pays considérés à faible risque étaient concernés par ces allégements, mais il s’est entre-temps ravisé: «Nous devons aller plus vite. Car si on attend que tout soit parfait, ce sera trop tard.»

A leur arrivée en Thaïlande, les voyageurs devront subir un autre test et rester isolés pendant une seule nuit dans un hôtel agréé par le gouvernement en attendant les résultats, avant d’être autorisés à poursuivre librement leur périple.

La Thaïlande a enregistré l’année dernière sa pire performance économique en plus de deux décennies, perdant environ 50 milliards de dollars de recettes touristiques. Le nombre des voyageurs étrangers s’est effondré de 83% à 6,7 millions, contre près de 40 millions avant la pandémie.


■ Le Kremlin admet l’échec de sa campagne de vaccination, mais blâme les Russes

Le Kremlin a reconnu vendredi l’échec de sa campagne de vaccination anti-Covid en comparaison à l’Europe, mais a pointé du doigt la responsabilité de la population, en pleine vague épidémique meurtrière. La Russie a enregistré vendredi de nouveaux records quotidiens de décès et de contaminations, avec 1064 morts et 37 141 infectées recensées.

«Nous sommes dans une situation pire que toute une série de pays européens en ce qui concerne la vaccination», a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, un rare aveu que Moscou gère moins bien la pandémie que ses rivaux occidentaux. A peine un tiers des Russes se sont faits vacciner depuis décembre, sur fond de méfiance à l’égard des vaccins développés par la Russie.

Pour Dmitri Peskov, l’Etat n’est pas en cause, mais plutôt sa population. «Le problème c’est la prise de conscience des citoyens», a-t-il dit, alors qu’il n’est lui-même pas vacciné, arguant avoir des niveaux d’anti-corps trop élevés après avoir contracté la maladie en mai 2020.


■ Quelques nouvelles en images


■ «Il n’y aura pas de tsunami de faillites» en France

La pandémie de Covid-19 n’entraînera pas de «tsunami de faillites» d’entreprises, affirme ce vendredi le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, au cours d’un discours donné à l’occasion de la convention annuelle des correspondants TPE-PME. «Je le dis au présent, mais aussi au futur».

Plus de 18 mois après l’éclatement de la pandémie de Covid-19 marquée par plusieurs mois de ralentissement brutal de l’activité économique en raison de fortes restrictions de déplacements, les défaillances d’entreprises restent à un niveau très bas dans l’Hexagone. Selon les dernières statistiques disponibles de la Banque de France, elles s’affichaient en recul de 48% en septembre par rapport à septembre 2019.

Lire aussi cet article de 2020: La dette explose. Et alors?

«Il n’y aura pas de vague de faillites et de vague de licenciements massifs, ajoute le ministre chargé des PME, Alain Griset. C’est bien le contraire que l’on vit, les difficultés de recrutement.» La France a déployé un arsenal de mesures durant la pandémie visant à éviter les défaillances, au travers d’un fonds de solidarité, du financement de l’activité partielle et de prêts garantis. Des dispositifs qualifiés par le président Emmanuel Macron de «quoi qu’il en coûte» économique face à la crise.

Ces mesures ont été «totalement justifiées et efficaces» estime François Villeroy de Galhau, qui appelle toutefois désormais à en «sortir».


■ Le point sur la pandémie dans le monde

Nouvelles mesures, nouveaux bilans et faits marquants: un point sur les dernières évolutions

  • Le Maroc a lancé ce jeudi un pass vaccinal anti-Covid, le premier dans un pays du Maghreb. Le caractère obligatoire pour avoir accès aux espaces publics a soulevé des protestations sur les réseaux sociaux. Lieux clos publics ou privés, établissements hôteliers ou touristiques, restaurants, cafés, commerces, salles de sport et hammams sont désormais soumis à l’obligation du pass. Enfin, il est de rigueur pour quitter le Maroc ou pour se déplacer entre les préfectures et les provinces.

 

  • Les effets négatifs de la pandémie dans les pays d’Amérique Latine et des Caraïbes en termes de croissance, d’emploi et de capital humain, pourraient «prendre de nombreuses années avant de s’inverser – plus de cinq ans», a prévenu ce jeudi le directeur régional du FMI, Nigel Chalk, à l’occasion de la publication du rapport sur les perspectives régionales. «La croissance pour la majeure partie de la région ne revient pas à la trajectoire que nous avions envisagée avant la pandémie.»

 

  • L’Inde a administré hier sa milliardième dose de vaccin contre le Covid-19, six mois après une flambée dévastatrice des cas qui avait fait craindre l’effondrement de son système de santé.  Selon le gouvernement, environ trois quarts des adultes de ce pays de 1,3 milliard d’habitants ont reçu une injection, et environ 30% sont complètement vaccinés.

 

  • Selon une estimation de l’Organisation mondiale de la santé publiée hier, entre 80 000 et 180 000 professionnels de la santé sont morts du Covid entre janvier 2020 et mai 2021.

 

  • Une dose de rappel du vaccin contre le Covid-19 développé par l’alliance Pfizer/BioNTech est efficace à 95,6% contre les formes symptomatiques, indique une étude des deux laboratoires publiée le 21 octobre. La mairie de Moscou a ordonné hier la fermeture des entreprises et organisations non essentielles, du 28 octobre au 7 novembre, pour endiguer sa flambée la plus meurtrière de l’épidémie.

 

  • Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 733 033 morts*, suivis par le Brésil (604 679), l’Inde (452 811), le Mexique (285 347) et la Russie (227 389).

*L’OMS estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé.


■ Malgré la vaccination, un cluster important dans un EMS

Un cluster de cas de Covid-19 a été identifié dans un EMS neuchâtelois. Sur 31 résidents, 22 personnes ont été touchées.

«Le taux de couverture vaccinale des résidents était de 91% et de 66%% pour le personnel. Les trois résidents non vaccinés ont tous attrapé le Covid. Seize résidents sur 28 vaccinés ont aussi attrapé le virus, ce qui fait un taux de 58%», déclare vendredi Claude-François Robert, médecin cantonal, à l’agence Keystone-ATS, confirmant une information de CanalAlpha.

Lire également: Le cluster d’Ischgl devant la justice autrichienne

Le virus semble avoir été introduit par un membre du personnel. Une personne a été hospitalisée et deux décès ont été dénombrés. En plus des mesures d’isolement et de quarantaine, le médecin cantonal a ordonné trois dépistages du personnel et des résidents. Le dernier dépistage réalisé le 19 octobre n’a plus montré de cas positifs. Les quarantaines ont été levées aujourd’hui pour les personnes sans symptômes.

La deuxième dose de vaccin avait été administrée le 23 février dernier. «Cet exemple montre la haute contagiosité du virus et que face à des personnes avec une immunité affaiblie par l’âge ou la maladie, la protection vaccinale n’est pas totale. Actuellement, c’est le seul EMS touché et nous n’avions plus eu de situations comparables depuis le mois d’avril», ajoute le médecin cantonal.


■ Oui clair aux soins infirmiers et à la loi Covid le 28 novembre

Près de quatre Suisses sur cinq sont favorables à l’initiative sur les soins infirmiers soumise au vote le 28 novembre, selon le premier sondage de la SSR publié vendredi. Ils disent aussi un oui clair à la loi Covid (61%), mais ils sont très divisés sur l’initiative sur la justice.

Si l’initiative «pour des soins infirmiers forts» avait été mise au vote dès le 9 octobre, elle aurait été acceptée par 78% des votants. Parmi les arguments évoqués pour soutenir le texte, 90% des sondés souhaitent améliorer les conditions de travail pour éviter que les soignants ne quittent la profession. Ils sont 89% à penser que la crise des soins infirmiers est déjà une réalité et 84% que la pandémie de coronavirus a mis à mal le personnel soignant.

La modification de la loi Covid (certificat, cas de rigueur, assurance chômage, accueil extra-familial pour enfants, acteurs culturels, manifestations) bénéficie, elle, d’une avance de 25 points. Elle obtient 61% des intentions de vote, contre 36% pour le «non» et 3% d’indécis.


■ La Nouvelle-Zélande mettra fin aux confinements quand 90% de la population sera vaccinée

La Nouvelle-Zélande a fixé un objectif de vaccination de 90% vendredi pour mettre fin aux confinements, tandis que la Première ministre Jacinda Ardern a dévoilé un plan d’ouverture malgré l’emprise tenace du variant Delta.

«Nous avons examiné toutes les preuves, parlé à des experts, étudié la modélisation de notre situation et fixé un objectif de 90% de vaccination complète pour chaque DHB (district sanitaire) de Nouvelle-Zélande», a déclaré vendredi Jacinda Ardern à la presse.


■ Melbourne célèbre la fin de sa longue série de confinements

Les habitants de Melbourne ont profité vendredi de la réouverture de la ville australienne après l’une des plus longues séries de confinements au monde. Depuis le début de la pandémie, les cinq millions d’habitants ont dû rester enfermés chez eux pendant plus de 260 jours au total.

Maintenant que 70% des personnes éligibles à Melbourne et dans l’État de Victoria sont entièrement vaccinées, les restrictions qui ont débuté le 5 août sont levées. Au total, six confinements ont eu raison de cette ville autrefois bouillonnante, qui s’est longtemps enorgueillie de sa scène artistique dynamique et de sa culture des cafés.

Si les Melbournais retrouvent plus de liberté, ils ne peuvent toujours pas quitter la ville et les magasins restent fermés jusqu’à ce que 80% des personnes éligibles soient complètement vaccinées, ce qui devrait se produire dans quelques semaines. L’Etat de Victoria s’apprête aussi à lever l’obligation de quarantaine pour les visiteurs étrangers à la fin du mois.